Site icon LePoint.cd

RDC et crise humanitaire, plus de 1,4 milliard USD nécessaires pour les déplacés et les réfugiés

Congo telema

Plus de 33 millions de dollars américains sont nécessaires d’ici mars 2026 pour assurer la prise en charge des réfugiés congolais installés au Burundi. Le chiffre a été communiqué le 17 janvier 2026 par la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Ève Bazaiba, lors d’un briefing de presse animé par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.

Ce financement concerne l’assistance aux Congolais ayant fui les violences et vivant actuellement au Burundi. Il s’inscrit dans le cadre de protocoles d’accord signés entre la RDC, le Burundi, la Tanzanie et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Les fonds doivent couvrir des besoins essentiels : alimentation, soins de santé, hébergement et protection. Selon le Gouvernement, des milliers de personnes vivent encore dans des conditions très précaires et dépendent entièrement de l’aide humanitaire.

Au-delà des réfugiés à l’étranger, la situation des déplacés internes pèse beaucoup plus lourd sur les finances publiques. La ministre a indiqué que la RDC a besoin d’environ 1,4 milliard de dollars pour répondre aux besoins humanitaires sur l’ensemble du territoire national. Ce montant concerne les populations contraintes de quitter leur lieu de vie à l’intérieur du pays, sans franchir de frontières.

Des besoins humanitaires massifs face à des capacités limitées

D’après les estimations officielles, près de 15 millions de personnes pourraient dépendre de l’aide humanitaire. Cette pression s’explique par plusieurs facteurs combinés : l’insécurité persistante, les limites du système de santé et les effets du changement climatique. Dans l’Est de la RDC, les déplacements répétés rendent l’organisation de l’assistance plus difficile. Les populations bougent souvent d’une zone à une autre, ce qui complique la distribution régulière de l’aide et augmente les coûts logistiques.

Sur le plan économique, ces montants dépassent largement les capacités budgétaires nationales. Les dépenses humanitaires ne génèrent pas de recettes directes, mais elles sont indispensables pour éviter une aggravation de la crise sociale. Sans financement suffisant, les risques sont multiples : dégradation de l’état de santé des populations, insécurité alimentaire accrue et tensions sociales dans les zones d’accueil.

Face à cette situation, le Gouvernement reconnaît que les ressources nationales ne suffisent pas. Il appelle à un soutien renforcé de la communauté internationale, afin de maintenir l’assistance humanitaire et prévenir une détérioration plus profonde des conditions de vie des populations affectées.

M. KOSI

Quitter la version mobile