RDC–États-Unis : Glencore signe un protocole d’accord avec le consortium Orion et met en avant ses effectifs en RDC

À Washington, Glencore affirme avoir signé un protocole d’accord (MoU) avec l’Orion Critical Mineral Consortium. Le groupe dit aussi avoir participé à une table ronde d’affaires RDC–États-Unis, où il a mis en avant ses emplois et sa sous-traitance dans le pays : plus de 8 000 salariés et plus de 8 000 contractants, selon des chiffres arrêtés à mai 2025.

Glencore indique que sa présidente en RDC, Marie-Chantal Kaninda, et son responsable marketing pour les métaux et les matières en vrac, Jyothish George, ont pris part à une semaine d’échanges à Washington D.C. Parmi les séquences mises en avant : une table ronde organisée par le U.S.-Africa Business Center de la Chambre de commerce des États-Unis, présentée comme un espace de discussion sur le partenariat économique entre Kinshasa et Washington.

Selon Glencore, Marie-Chantal Kaninda a ouvert la rencontre en accueillant le président de la RDC, Félix Tshisekedi. L’entreprise explique que les discussions ont porté sur la manière de faire avancer des projets censés approfondir la coopération économique RDC–États-Unis, avec un accent mis sur la création d’emplois pour les communautés locales.

Cuivre, cobalt et poids de la sous-traitance autour des sites

Sans détailler le contenu du protocole d’accord signé avec le consortium Orion, Glencore insiste sur sa présence historique en RDC et sur le rôle qu’elle attribue à ses actifs miniers. Le groupe cite deux sites : Kamoto Copper Company S.A. et Mutanda Mining Sarl, en affirmant que leur impact doit aller au-delà de l’extraction.

Sur le terrain de l’emploi, Glencore avance un double chiffre qui vise à donner une idée du volume de main-d’œuvre mobilisée autour de ses opérations. À mai 2025, l’entreprise dit employer plus de 8 000 salariés, dont plus de 97 % seraient des Congolais. Elle ajoute travailler avec plus de 8 000 contractants, ce qui renvoie à la sous-traitance, très présente dans l’écosystème minier congolais : maintenance, logistique, transport, services aux sites, sécurité, restauration ou encore travaux spécialisés.

Dans la communication de Glencore, ces données servent à appuyer une ligne; l’entreprise se présente comme un acteur qui entend « construire » une activité durable et faire de ses opérations un levier pour les travailleurs et les communautés. Le groupe affirme enfin vouloir poursuivre les échanges avec les gouvernements des États-Unis et de la RDC sur des opportunités de collaboration.

— Peter MOYI

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