En réunion du Conseil des ministres du 9 janvier 2025, Félix Tshisekedi a demandé au Gouvernement un rapport précis, chiffré et documenté sur la rationalisation des dépenses publiques. Le document est attendu dans un délai de 15 jours.
Le message a été rendu public le même jour à la télévision nationale par le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, au terme de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres. Le Président veut un point d’étape détaillé sur l’avancement réel du processus, les mesures déjà appliquées et les effets attendus à court terme.
« Dès lors, il a instruit la première ministre-chef du gouvernement de lui transmettre, dans les 15 jours, un rapport précis et documenté sur l’état d’avancement effectif du processus de rationalisation des dépenses publiques, les mesures mises en œuvre et les résultats attendus à court terme », a déclaré Patrick Muyaya.
Ce que l’État veut mesurer, et pourquoi cela compte pour l’argent public
Dans ce contexte, la rationalisation des dépenses vise à réduire les dépenses jugées inutiles ou mal maîtrisées, et à mieux encadrer l’utilisation des ressources de l’État. Pour un ménage, c’est l’équivalent de couper les dépenses superflues pour éviter que le budget ne parte en frais non prioritaires.
Des spécialistes des finances publiques y voient une exigence de gestion orientée vers des résultats mesurables. Selon l’un d’eux, le Chef de l’État « ne demande pas une simple note administrative », mais « des preuves, des chiffres, des économies réalisées et un calendrier clair », dans une logique de gouvernance par les résultats.
Des analystes insistent aussi sur un point : sans suivi régulier et évaluation indépendante, une réforme budgétaire peut rester au stade des annonces. Un économiste congolais estime que « la rationalisation efficace repose sur la rigueur, le suivi permanent et l’évaluation indépendante », faute de quoi l’effort reste théorique.
— M. KOSI
