Le 22 septembre 2025, à Kinshasa, le Secrétaire général au Plan et à la Coopération au Développement, Daniel Epembe, a lancé un atelier de trois jours consacré au Dialogue d’Actions du 4ᵉ cycle de suivi du Partenariat mondial. Cible immédiate : fiabiliser les données d’aide, clarifier les responsabilités et arrimer le suivi au PNSD 2024-2028 avec l’horizon ODD 2030.
Transparence des flux et suivi de performance
Au nom du ministre d’État Guylain Nyembo, en mission, Daniel Epembe a posé le cadre : la qualité de l’information conditionne la cohérence budgétaire et la priorisation des dépenses. L’atelier ouvre la 5ᵉ et dernière phase du cycle, dédiée à l’action concertée. Les participants ont trois jours pour transformer un diagnostic en engagements chiffrés : publication régulière des flux, concordance des bases de données entre administrations et partenaires, et consolidation d’indicateurs simples lisibles par tous.
La méthode annoncée repose sur un chaînage clair : collecte, vérification, diffusion, redevabilité. Sans tableaux de bord publics, les arbitrages entre dépenses sociales, investissement et appui budgétaire restent opaques. Avec des jalons trimestriels, l’État et les partenaires peuvent ajuster l’allocation, réduire les écarts entre promesses et décaissements, et renforcer la prévisibilité de trésorerie.
Le message a été explicite :
« Les conclusions de cet exercice de suivi doivent fournir des preuves déterminantes pour aider les acteurs à identifier leurs atouts et opportunités face aux contraintes de réalisation des ODD », a déclaré Daniel Epembe. Traduction opérationnelle : assigner des responsabilités par ministère, fixer des cibles datées, publier les résultats et corriger rapidement les écarts. L’alignement au PNSD 2024-2028 exige des séries cohérentes (engagements, paiements, réalisations) et des définitions harmonisées pour éviter les doubles comptages.
Cette phase prépare un Dialogue de haut niveau chargé de valider les engagements stratégiques du pays et de ses partenaires. L’attente porte sur des mécanismes concrets : registres d’aide interopérables, calendriers de décaissement partagés, audits de qualité des données, et reporting périodique accessible. L’enjeu technique tient autant à la standardisation des formats qu’à la discipline de publication. Avec un cap clair jusqu’en 2030, la crédibilité dépendra de la régularité des mises à jour et de la capacité à relier chaque dollar d’aide à un résultat vérifiable sur le terrain.
— Peter MOYI
