Les Forces démocratiques alliées, branche locale de l’organisation État islamique, ont mené dans la nuit du 11 au 12 mars 2026 une attaque meurtrière contre le site minier de Muchacha, dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri. Le groupe a revendiqué l’assaut, faisant état d’une vingtaine de morts, dont 17 civils et des militaires des FARDC chargés de sécuriser le périmètre.
Au-delà des pertes humaines, les assaillants auraient enlevé plus de 100 personnes sur le site. Selon des témoignages recueillis dans la zone, les otages sont contraints par les ADF de servir de porteurs pour transporter les biens pillés ou sont recrutés de force au sein du groupe armé.
L’attaque a aussi causé d’importants dégâts matériels. Plusieurs habitations ont été incendiées, des installations minières détruites et du matériel pillé avant le retrait des assaillants vers la forêt.
Le territoire de Mambasa est devenu une cible stratégique pour les groupes armés en raison de ses ressources aurifères. Malgré les opérations militaires conjointes menées par les FARDC et l’Uganda People’s Defence Force, les ADF maintiennent une capacité de frappe élevée contre les zones civiles et économiques vulnérables de la région.
La société civile locale appelle les autorités à renforcer d’urgence les dispositifs de sécurité autour des sites miniers, soulignant que la protection de ces zones est désormais indissociable de la stabilité économique de l’est congolais.
— M. KOSI
