En huit mois, la République Démocratique du Congo n’a encaissé que 13,2 millions de francs congolais, soit à peine 4 500 dollars américains, provenant du pétrole. Le condensé statistique de la Banque centrale du Congo publié le 29 août 2025 confirme l’extrême faiblesse de cette ressource dans les finances publiques.
Un contraste frappant avec la rente minière
La Direction générale des impôts a versé 7,5 millions de francs congolais, tandis que la DGRAD a collecté 5,7 millions. Des montants dérisoires, surtout lorsqu’ils sont mis en parallèle avec les revenus miniers. Le cuivre et le cobalt rapportent des milliards et constituent la principale source de devises.
La RDC possède pourtant des réserves pétrolières dans plusieurs bassins, à l’intérieur du pays comme sur la façade atlantique. Mais l’exploitation reste embryonnaire. Le manque d’infrastructures, les lenteurs administratives et l’absence d’investissements limitent toute montée en puissance.
Ce contraste met en évidence la dépendance structurelle de l’économie congolaise aux minerais. Alors que des voisins africains tirent des milliards de dollars de leurs hydrocarbures, Kinshasa peine encore à transformer son potentiel pétrolier en véritable levier budgétaire.
— Peter MOYI



