La République démocratique du Congo se prépare à une étape déterminante dans sa coopération avec le Fonds monétaire international. Le 8 septembre, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a reçu à Kinshasa une mission conduite par Calixte Ahokpossi, chef de mission du FMI pour la RDC. Cette rencontre s’inscrit dans la perspective de la deuxième revue économique et financière prévue en octobre, condition nécessaire au décaissement de nouveaux fonds.
Le FMI a salué la présentation des priorités gouvernementales, soulignant l’importance donnée aux infrastructures comme pilier de croissance. Les experts financiers ont aussi noté l’engagement du ministre à défendre les acquis auprès des partenaires internationaux.
Des réformes économiques sous surveillance
En parallèle, la mission a rencontré le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba. Celui-ci a exposé une feuille de route en 14 points, centrée sur la maîtrise des prix des produits pétroliers et la réduction des pertes budgétaires liées aux subventions. Parmi les mesures en cours figurent une nouvelle structure tarifaire pour les sociétés minières du Sud-Est et la suppression progressive des subventions dans ce secteur.
Quelques jours plus tôt, le 4 septembre, la même délégation avait pris part à une réunion de la Troïka politique, en présence du ministre des Finances, du Budget, du gouverneur de la Banque centrale, ainsi que des représentants de la Présidence et de la Primature. Ces consultations visent à préparer la deuxième revue du programme conclu avec le FMI, évalué à 3 milliards USD.
La RDC avait déjà obtenu le 2 juillet un premier décaissement de 261 millions USD. Si la revue d’octobre est validée, le pays pourrait accéder à plus de 500 millions USD supplémentaires, mobilisables via la Facilité élargie de crédit (FEC) et le Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD). Cette injection de liquidités renforcerait les marges budgétaires de l’État, dans un contexte marqué par la pression des prix intérieurs et la nécessité de financer des projets structurants.
— Peter MOYI



