Kinshasa/Luanda — Le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a rencontré, le 28 octobre, plusieurs membres du gouvernement angolais pour remettre à l’agenda la coopération économique, y compris la relance du partenariat avec Sonangol. Les échanges ont aussi porté sur l’accès aux produits de la pêche et sur les obstacles au commerce formel transfrontalier.
Ce qui ressort des échanges
Au cœur des discussions avec Carmen Sacramento Neto, ministre angolaise de la Pêche et des Ressources marines : un circuit d’information plus clair pour les importateurs privés de RDC sur l’offre disponible, les conditions d’achat et la logistique. L’objectif est de fluidifier les commandes et de réduire les coûts liés aux retards, à la qualité des informations et aux formalités de passage.
La relance des pourparlers avec Sonangol a été abordée comme une piste pour sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers, facteur qui pèse sur les coûts de transport et la formation des prix sur le marché congolais. Une coopération mieux structurée avec la compagnie publique angolaise peut soutenir la régularité des volumes et la stabilité du change par l’effet sur la facture d’importation.
Les deux parties ont convenu d’organiser la troisième édition du Forum économique RDC-Angola à Muanda, afin de traiter, avec les opérateurs et les administrations, les questions concrètes : procédures, contrôle qualité, tarifs, délais au poste frontalier et documentation. La tenue de ce rendez-vous vise à réduire les frictions du commerce bilatéral et à améliorer la marge des entreprises par une baisse des coûts de transaction.
Daniel Mukoko Samba s’est également entretenu avec Victor Fernandes (Industrie et Commerce), José de Lima Massano (Coordination économique) et le directeur du service des hydrocarbures. Ces contacts doivent aboutir à une feuille de route opérationnelle : canaux d’information pour les importateurs, calendrier du forum, et cadre technique pour la coopération énergétique.
— M. KOSI



