Le rapprochement économique entre la République démocratique du Congo et l’Égypte s’accélère. Soixante-dix entreprises égyptiennes ont signalé leur intérêt pour investir en commerce, agriculture, mines, infrastructures et énergie. L’annonce a été faite à Kinshasa par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui prépare un Forum économique RDC–Égypte prévu fin novembre dans la capitale.
Le ministre a présenté une feuille de route immédiate : accueillir des investisseurs « déjà prêts à venir capter les opportunités qu’offre la République démocratique du Congo ». Il a aussi appelé le secteur privé congolais à se mobiliser. « J’invite la Fédération des entreprises du Congo (FEC) à saisir cette opportunité unique d’échanges et de coopération », a-t-il déclaré, en rappelant la volonté du gouvernement d’attirer des capitaux dans les secteurs porteurs afin d’élargir la base productive et de soutenir l’emploi local.
Côté égyptien, un jalon institutionnel a été posé avec l’ouverture officielle d’une Chambre de commerce et d’industrie Égypte–RDC à Kinshasa. Mahamoud Samih, président de la Chambre égyptienne, y voit un levier pour structurer les échanges et rassurer les opérateurs. Il s’est félicité d’un cap politique clair, porté par Félix Tshisekedi et Abdel Fattah Al-Sissi, en faveur d’une coopération plus dense entre les deux pays.
Ce que les entreprises congolaises peuvent y gagner
L’arrivée d’un contingent d’investisseurs accroît la concurrence sur les marchés d’approvisionnement, stimule la production et peut améliorer la qualité des services d’ingénierie, de logistique ou d’énergie. Les entreprises locales peuvent chercher des partenariats pour partager les coûts, accéder à des technologies, élargir leurs canaux d’exportation et mieux gérer la trésorerie grâce à des contrats plus stables. Le Forum annoncé doit servir de guichet de rencontres B2B afin de déboucher sur des accords commerciaux et des co-investissements ciblés.
La cérémonie d’inauguration de la Chambre a réuni des représentants du corps diplomatique, du gouvernement provincial de Kinshasa et de la FEC. Ce signal institutionnel, combiné à un calendrier d’échanges identifié, offre un cadre plus lisible aux opérateurs : clarifier les règles, sécuriser les flux et accélérer la mise en œuvre des projets qui passeront de l’intention à l’exécution contractuelle.
— M. KOSI



