Le 16 octobre 2025 à Kinshasa, SEGUCE RDC et les administrations partenaires ont acté une nouvelle série d’avancées pour le Guichet Unique du Commerce Extérieur. Numéro Import-Export désormais délivré en ligne, transmission automatisée des dossiers vers la DGDA, renforcement des points de service : la chaîne de dédouanement se digitalise et gagne en traçabilité.
Ce qui change pour les opérateurs et l’administration
Autour de SEGUCE RDC, la BCC, la DGDA, la DGI, la DGRAD, l’OCC, BIVAC et les banques commerciales ont validé des améliorations qui visent des délais plus courts et des coûts mieux maîtrisés sur les opérations d’import-export. Le Ministère du Commerce extérieur délivre à présent le Numéro Import-Export directement via le GUICE. Les entreprises n’ont plus à multiplier les déplacements ; la demande et l’obtention passent par un parcours en ligne, avec horodatage et suivi.
Autre progrès clé : la liasse documentaire circule automatiquement entre SEGUCE et la DGDA. Les pièces arrivent plus vite aux services compétents, la traçabilité s’en trouve renforcée et les risques d’erreur se réduisent. Sur le terrain, cinq nouveaux bureaux de liaison ont été déployés, portant la couverture opérationnelle du dispositif à 83 %. Cette présence élargie limite les ruptures de service et rapproche l’assistance des opérateurs économiques.
La plateforme GUICE gagne également en densité documentaire. Trente nouveaux formulaires et attestations sont disponibles au format numérique, chacun avec QR code, cachet et signature électronique. Les contrôles s’effectuent plus facilement, l’authenticité des pièces se vérifie en un scan, et le traitement des dossiers s’enchaîne plus vite d’un service à l’autre.
Enfin, l’intégration progressive des administrations se poursuit : trente-six bureaux publics ont été équipés dans quatre provinces. L’objectif est d’aligner les pratiques et d’assurer la même qualité de service, qu’il s’agisse de liquidation, de contrôle ou d’émission d’autorisations. Pour les opérateurs, cela signifie des procédures plus prévisibles, une visibilité accrue sur les délais et, à terme, une meilleure gestion de la trésorerie grâce à des étapes de dédouanement plus fluides.
Ces évolutions confirment la priorité donnée à la digitalisation du commerce extérieur en RDC : fiabiliser les échanges d’informations, réduire les frictions administratives et sécuriser la chaîne documentaire du port à la frontière.
— M. KOSI



