Depuis le début du mandat de Félix Antoine Tshisekedi, l’appareil d’État met en place des réformes pour aider les jeunes Congolais à créer et développer leurs propres activités. Formations ciblées, accès aux financements et constitution de réseaux d’affaires se déploient progressivement dans plusieurs provinces, avec un encadrement institutionnel plus visible.
La carte d’entrepreneur illustre cette nouvelle approche. Elle offre une reconnaissance formelle aux porteurs de projets et les relie aux structures publiques et privées capables de les accompagner. Avec ce dispositif, l’objectif est clair : faire émerger une génération d’acteurs économiques capables de créer des emplois et d’élargir la base productive du pays.
Une nouvelle vague de dirigeants économiques soutenue par l’ARSP
Sur le terrain, plusieurs jeunes entrepreneurs incarnent cette montée en puissance. Parmi eux, Augustin Kalunga Santé, président-directeur général du Holding Cabinet G10, Abed Achour, directeur général du Groupe Achour, ou encore Eric Mandala, président-directeur général du Groupe Univers Télévision. Ces chefs d’entreprise se sont imposés dans des secteurs variés, avec des sociétés structurées et visibles sur le marché.
Leur parcours s’inscrit dans un environnement où des initiatives publiques et paraétatiques prennent davantage de place. L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) joue un rôle central dans ce mouvement. Par ses programmes d’accompagnement et son action en faveur des entreprises congolaises, elle soutient de nombreux jeunes promoteurs et encourage la création de groupements et de réseaux d’affaires plus solides.
Une question reste au cœur du débat : comment ce vaste programme voulu par le chef de l’État se déploie-t-il concrètement à travers le pays, au-delà des grandes figures déjà connues ? Pour éclairer cette réalité, Taty DILENGENDJU Mapuku s’entretient avec le professeur Augustin Kalunga, patron du Holding Cabinet G10, afin de détailler les mécanismes, les progrès et les limites de cette politique de soutien à l’entrepreneuriat juvénile en RDC.
— M. KOSI



