Les 1er et 2 septembre 2025 à Kampala, le Sommet sur le Financement du Développement, organisé par l’UDB, a réuni plus de 400 décideurs. Le FPI, conduit par son DGA Blaise Mastaky Birindwa, y a affirmé sa trajectoire d’Institution de Financement du Développement (IFD) autour d’un cap clair : mobiliser davantage de ressources locales, réduire la dépendance à des capitaux externes volatils et sécuriser une gouvernance rigoureuse des guichets de crédit.
Ressources locales, coût du capital et gouvernance : la feuille de route
Le thème « Transformer l’Afrique grâce à une Architecture Nationale du Financement du Développement » place le financement endogène au cœur de la stabilité macrofinancière. Plus la base de ressources est domestique, plus le coût du capital devient prévisible et moins l’économie subit le risque de change lié à des flux extérieurs erratiques. Cette orientation facilite la planification d’investissements industriels, aligne les maturités des lignes de crédit avec les cycles de production et soutient les marges des entreprises par une trajectoire de liquidité plus lisible.
La participation du FPI a été mise à profit pour activer des coopérations opérationnelles. Blaise Mastaky Birindwa a tenu des échanges avec Patricia Ojangole (DG de l’UDB et présidente de l’AIAFD), Jeremiah Dan-Okayi (Banque de Développement du Nigeria), le Pr. Arthur Mutambara (Institute for the Future of Knowledge) et le Gouverneur de la Banque centrale de l’Ouganda. Objectif : renforcer les cofinancements, partager des outils de structuration de projets et affiner les mécanismes de garanties afin d’améliorer la bancabilité des dossiers et d’élargir l’offre de crédit au secteur productif.
Pour le FPI, la crédibilité d’une IFD se mesure à la qualité de son intermédiation : sélection de projets disciplinée, suivi des cash-flows, calibrage des covenants, et reporting capable d’éclairer le risque sans le renchérir. S’ajoute l’enjeu de la coordination avec les banques de développement sœurs : mutualiser l’instruction, partager les coûts d’évaluation technique, réduire les délais de décaissement et limiter les asymétries d’information qui pèsent sur les taux.
Kampala consacre une ligne d’action : amplifier la mobilisation domestique, asseoir une gouvernance qui protège l’allocation du crédit de toute interférence, et faire du réseau des IFD africaines un multiplicateur d’investissement, de capacité productive et, in fine, d’exportations. Le FPI assume ce rôle et entend l’ancrer dans des partenariats techniques durables.
— Peter MOYI



