Des travaux de lutte contre l’érosion ont commencé sur un ravin de 586 mètres de long dans le quartier « Terre jaune », à Kasa-Vubu, dans la commune de la N’sele, à l’Est de Kinshasa. Le chantier vise à protéger les habitants, les routes et plusieurs quartiers menacés par l’avancée de la terre.
Un chantier de l’OVD sur cinq sites jugés prioritaires

Le ministre des Infrastructures et travaux publics, John Banza, s’est rendu sur le site pour lancer officiellement les travaux. Il a rappelé que les fonds nécessaires sont déjà mis à la disposition de l’Office des voiries et drainage (OVD), chargé de l’exécution du chantier.
« Nous ne sommes pas ici pour promettre, mais pour commencer les travaux de lutte antiérosive. Car nous sommes un gouvernement responsable, les moyens ont été donnés à l’Office des voiries et drainage », a-t-il déclaré, en soulignant que ce ravin de 586 mètres fait partie des priorités.
Le ministre a aussi rappelé que le Chef de l’État a fait de la lutte contre les érosions un axe important de son action, afin de protéger les populations exposées à ces phénomènes qui emportent la terre, coupent les routes et fragilisent les quartiers entiers de la capitale.
Présent aux côtés du ministre, le député national Auguy Kalonji, élu de la Tshangu, a salué la concrétisation de ce projet. Il a remercié le Président de la République pour la nomination de John Banza, qu’il a décrit comme « un homme de terrain, le “cantonnier de la République” », estimant que « ce qui était hier une promesse devient aujourd’hui une réalité ».
La mission du ministre l’a ensuite conduit sur l’avenue Kimbuta, dans la commune de N’djili, où l’OVD suit les travaux d’une route jugée essentielle pour la circulation dans la zone. Sur place, il a demandé une accélération du rythme des travaux afin de rouvrir plus vite cet axe aux usagers.
Selon les experts de l’OVD, l’intervention en cours couvre cinq sites stratégiques où l’érosion menaçait directement les habitations, les routes, certaines infrastructures clés et de vastes quartiers résidentiels. Pour le gouvernement, cette campagne antiérosive doit permettre de mieux sécuriser les populations et de freiner une menace environnementale qui pèse depuis des années sur Kinshasa.
— M. KOSI


