La Fédération des entreprises du Congo a ajourné sa rentrée économique 2025, prévue le 13 octobre 2025 à l’Hôtel Pullman de Kinshasa. Motif avancé : l’indisponibilité de la Première ministre, dont la présence était attendue pour ouvrir la séance et acter les priorités du patronat.
Cet événement devait officialiser le calendrier de travail de la FEC autour d’un objectif central : formaliser le dialogue public-privé (DPP) en République démocratique du Congo. À l’ordre du jour figuraient la présentation du bilan 2025 et des perspectives 2026 de l’organisation, l’allocution de la cheffe du gouvernement et la signature d’une déclaration d’engagement conjointe avec l’exécutif et les partenaires au développement. Le texte visait à soutenir un climat des affaires plus compétitif, avec des repères de suivi attendus sur la fiscalité, la réglementation et la sécurité juridique des investissements.
Ce que le report implique pour le calendrier patronal
Le décalage repousse un moment de coordination entre l’État, le secteur privé et les bailleurs, alors que la FEC souhaitait cadrer dès octobre les chantiers prioritaires : mécanismes de concertation réguliers, simplification des procédures, visibilité sur les réformes, et ancrage du DPP dans des cadres opérationnels. La présence de la Première ministre devait donner un signal d’alignement institutionnel et offrir une fenêtre pour valider une feuille de route partagée.
La FEC indique que la nouvelle date sera communiquée ultérieurement. En attendant, les dossiers préparés pour la séance — notes de synthèse sur les contraintes de trésorerie des entreprises, questions de change et d’accès au crédit, et propositions pour fluidifier la relation administration-entreprises — restent sur la table. L’objectif demeure de transformer le DPP en outil prévisible, avec des échanges à échéances fixes et des résultats mesurables sur la compétitivité et la formation des prix.
Thierry Ngoy Kasumba, administrateur de la FEC, a précisé que la participation de la Première ministre constituait un moment clé de la rencontre. Le patronat mise désormais sur une reprogrammation rapide afin de conserver l’effet de synchronisation attendu entre acteurs publics et privés pour l’exercice 2025-2026.
— M. KOSI



