Le 30 septembre 2025, à Lukula (Kongo-Central), la Première ministre Judith Suminwa a inspecté la modernisation de la RN12 : 40 km sur les 113 prévus sont revêtus, soit un peu plus de 30 %, dans le cadre du programme sino-congolais. Sur place, les équipes ont détaillé le calendrier technique et les sections à venir entre Tshela et Singini.
Avant les travaux, rallier Boma pouvait prendre un à deux mois pour les commerçants. La piste saisonnière cède désormais la place à une route bitumée, avec marquages et bornes kilométriques, gage de trajets plus réguliers et de coûts logistiques mieux maîtrisés. À Lukula, cœur opérationnel du moment, la cheffe du Gouvernement a reçu un briefing complet des responsables.
Nico Nzau Nzau, directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), a décrit une cadence stabilisée : certaines sections sont traitées par une couche au ciment dosé à 5 %, d’autres attendent la monocouche avant revêtement final. Le phasage vise à sécuriser la portance puis la durabilité pour limiter les dépenses d’entretien à moyen terme.
Pang Long, directeur général de SISC SA, a indiqué que les contraintes de financement sont levées et que la progression se poursuivra jusqu’à Singini, en coordination avec le sous-traitant CREC-7. La visite a aussi permis un échange avec les travailleurs congolais mobilisés sur le site, signe d’un ancrage local du projet.
À Singini, la Première ministre s’est recueillie sur la tombe de Joseph Kasa-Vubu, premier président de la RDC, où elle a déposé une gerbe de fleurs, rappelant la portée nationale et mémorielle du lieu.
Effets attendus sur les coûts et les délais
L’amélioration de la RN12 doit réduire les temps d’acheminement des personnes et des marchandises entre Manterne, Tshela, Boma et Singini. Une chaussée homogène limite les ruptures de charge et la casse, avec un impact direct sur les marges des transporteurs et des opérateurs commerciaux. La fluidité accrue soutient les circuits d’approvisionnement, sécurise les recettes locales et facilite l’accès aux services publics. À mesure que les kilomètres revêtus s’allongent, le corridor routier gagne en fiabilité, créant des conditions plus prévisibles pour l’investissement et la production régionale.
Cap sur la continuité des travaux vers Singini : l’objectif affiché reste d’aligner la qualité de la voie sur l’ensemble du tronçon, afin d’ancrer durablement la baisse des coûts de transport et la régularité des échanges dans le Kongo-Central.
— M. KOSI



