L’intérêt croissant des Kenyans pour les fonds communs de placement se confirme, avec 1,2 million d’investisseurs actifs à ce jour, portant ainsi les actifs sous gestion à un montant impressionnant de 254 milliards de Ksh en juin 2024. Cette évolution représente une hausse spectaculaire de la participation, passée de 172 000 investisseurs en mars 2021, soit une augmentation de 605 % en l’espace de seulement trois ans.
Les fonds communs de placement, souvent perçus comme une alternative accessible aux investissements traditionnels, permettent aux épargnants de mutualiser leurs ressources dans divers instruments financiers, tels que les obligations, les actions et les équivalents de trésorerie. Cette mutualisation des fonds en unités permet une diversification des portefeuilles tout en réduisant le besoin de capitaux initiaux importants, rendant ces produits particulièrement attrayants pour une large base d’investisseurs.
Les dernières données fournies par l’Autorité des marchés financiers du Kenya (CMA) révèlent que la popularité croissante des fonds communs de placement est en partie due à leur accessibilité accrue, à des rendements intéressants et à la facilité d’accès grâce aux nouvelles technologies. De nombreux gestionnaires de fonds ont modernisé leurs plateformes, simplifiant ainsi le processus d’adhésion et offrant un support client 24 heures sur 24. Contrairement à d’autres types d’investissements tels que les actions ou les obligations, les fonds communs permettent aux investisseurs de retirer leurs fonds sans pénalité, offrant ainsi une flexibilité non négligeable.
Les titres de créance gouvernementaux demeurent le placement de prédilection, représentant 39,2 % des actifs totaux sous gestion, soit environ 107,6 milliards de Ksh. Les dépôts à terme, l’argent liquide et les dépôts à vue suivent avec respectivement 33,4 % et 13,9 % des actifs. Ces placements attirent de plus en plus d’épargnants grâce aux taux d’intérêt de référence, relevés par la Banque centrale du Kenya, certains fonds du marché monétaire offrant des rendements annuels atteignant jusqu’à 18,26 %.
Les fonds du marché monétaire dominent toujours le secteur, gérant 171 milliards de Ksh, soit 67,4 % du total des fonds, tandis que les fonds à revenu fixe détiennent une part de marché de 20,5 % avec 52 milliards de Ksh d’actifs. On remarque une progression notable d’Etica Capital Limited, dont les actifs ont grimpé de 1 milliard de Ksh en mars à 2,56 milliards de Ksh en juin. Par ailleurs, le CIC Unit Trust Scheme conserve sa position en tête du classement des plus grandes structures de fonds collectifs, avec une gestion de 66,8 milliards de Ksh, suivi de près par Sanlam et NCBA, avec respectivement 37,6 milliards et 33,1 milliards de Ksh.
À ce jour, la CMA a approuvé 51 schémas de placements collectifs, totalisant 224 fonds répartis dans diverses catégories, y compris les fonds actions, équilibrés et spécialisés. Les gestionnaires de fonds tirent généralement leur revenu des frais facturés sur les actifs sous gestion, ces derniers oscillant en moyenne entre 1 % et 3 %.
M. KOSI





