À Ngaliema, un tronçon de 200 mètres reliant les avenues Okito et Maternité fait l’objet d’une réhabilitation confiée par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) à une entreprise chinoise. Ce segment, large de 7 mètres, constitue un passage stratégique pour relier le quartier Delvaux à la maternité. L’opération s’inscrit dans le cadre du partenariat sino-congolais et vise à rétablir la fluidité sur une voie où le trafic reste dense et contraignant pour les activités économiques locales.
Les travaux ont débuté par le curage des caniveaux afin de résorber les eaux stagnantes, un préalable essentiel pour stabiliser la chaussée. Selon l’ingénieur Dan Mafef de l’ACGT, l’intervention s’étendra jusqu’au croisement Béatrice–Okito, afin d’assurer un drainage complet. L’enjeu technique est double : maîtriser les flux d’eau pour éviter l’érosion et prolonger la durée de vie de l’infrastructure.
La supervision revient directement à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui associe ce chantier à une politique plus large de remise à niveau des infrastructures urbaines. Une étude de faisabilité est également en cours pour renforcer durablement la chaussée, élément indispensable dans une capitale où la croissance démographique exerce une pression constante sur le réseau routier.
Les riverains attribuent cette réactivité à l’impulsion du ministre des Infrastructures, John Banza, et à la volonté du président Félix Tshisekedi de matérialiser ses orientations. La remise en état de ce court segment illustre la difficulté structurelle du pays : chaque mètre réhabilité nécessite des financements conséquents, une coordination technique et une volonté politique forte pour traduire les promesses en réalisations tangibles.
— Peter MOYI



