Le 24 octobre 2025 à Tianjin, en marge du China Mining Congress & Expo, Louis Watum Kabamba (Mines, RDC) et Guan Zhiyou (Ressources naturelles, Chine) ont acté un resserrage opérationnel du partenariat minier : cartographie géologique, formation, investissements conformes au Code minier et industrialisation locale. Objectif immédiat : orienter les capitaux vers la Zone économique spéciale de Musompo (Kolwezi) pour produire sur place (affinage, composants intermédiaires) et augmenter la part de valeur captée en RDC. Un mécanisme de concertation permanent pilotera les dossiers techniques (titres, normes HSE, contenu local, logistique). Un accord détaillé est annoncé pour mars 2026.
Du gisement au produit fini : une feuille de route avec garde-fous
La recherche géologique et la cartographie fine réduisent le risque d’exploration et améliorent la bancabilité des projets : mieux connaître le sous-sol abaisse le coût du capital et fluidifie le calendrier d’implantation. Le volet compétences locales vise des équipes congolaises plus spécialisées (opération, maintenance, contrôle qualité), condition d’une productivité durable et d’une traçabilité crédible sur l’ensemble de la chaîne. Côté capitaux, la règle est claire : alignement strict sur le Code minier et sa réglementation pour sécuriser la fiscalité, le partage de recettes et la gestion des obligations envers les communautés.
À Musompo, l’orientation est industrielle : passer de l’exportation de concentrés à des produits transformés (cathodes, précurseurs), ce qui améliore le multiplicateur local et limite l’exposition aux cycles de prix bruts. Pékin se dit favorable à une relation équilibrée respectant les lois nationales et les accords bilatéraux, tandis que Kinshasa lie l’accès au gisement à des engagements vérifiables sur l’ancrage industriel, la qualité environnementale et la transparence. L’échéance de mars 2026 doit verrouiller ce cadrage, avec des jalons mesurables pour le suivi.
— Peter MOYI



