Le 10 décembre 2025, le Cadastre Minier a profité du Forum économique RDC-Allemagne à Berlin pour rappeler le rôle central de la RDC dans l’offre mondiale de minerais, mais aussi la nécessité d’un cadre clair pour les investisseurs. Autour du Directeur général du CAMI, Popol Mabolia Yenga, les échanges ont porté sur la réglementation, la transparence des titres miniers et la préparation de nouveaux flux d’investissements entre Kinshasa et Berlin.
Mines, énergie et eau, des partenariats orientés résultats
Ce forum arrive après deux jours de négociations entre les délégations allemande et congolaise, un temps de travail qui montre que les discussions ne se limitent pas aux déclarations politiques. La présence de la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a donné un poids institutionnel aux échanges, élément important pour des investisseurs attentifs à la stabilité des engagements de l’État.

Au cœur du programme, les sessions B2B ont permis des face-à-face entre entreprises, institutions et fonds allemands. Les questions récurrentes ont porté sur la lisibilité des procédures, les délais d’instruction des dossiers, la fiabilité des données cadastrales et la cohérence entre le Code minier et sa mise en œuvre sur le terrain. Pour un investisseur, ces paramètres comptent autant que la richesse du sous-sol.
Le CAMI s’est présenté comme guichet technique de référence pour tout projet minier. Popol Mabolia Yenga et ses experts ont détaillé le rôle du cadastre dans l’attribution, le suivi et le contrôle des titres, point clé pour éviter les conflits de périmètres, les chevauchements et les contentieux coûteux. La sécurisation des droits miniers est un prérequis pour financer des projets lourds en capital et en infrastructures.
La participation de la Fédération des entreprises du Congo et de l’Unité de coordination des partenariats public-privé a renforcé le message d’une approche intégrée, où l’on parle à la fois climat des affaires, partage des risques et construction de projets bancables dans les mines, l’énergie et l’eau. En arrière-plan, se dessine la question de l’intégration locale de la chaîne de valeur, sujet sensible pour Berlin comme pour Kinshasa.
Enfin, l’Ambassade de la RDC en Allemagne, dirigée par Louise Nzanga Ramazani, a joué un rôle de coordination en alignant les messages des différents acteurs congolais. Pour les investisseurs, cette cohérence institutionnelle compte autant que les discours, car elle donne une indication sur la capacité du pays à suivre les projets dans la durée.
Dans ce contexte, la participation du CAMI à Berlin s’inscrit dans une stratégie plus large, celle d’un secteur minier qui cherche à attirer des capitaux tout en affirmant des règles du jeu lisibles, applicables et stables.
M. KOSI



