À l’issue de sa mission dans la province de la Mongala, le Vice-Premier Ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a bouclé son séjour par une étape à Lisala, samedi 18 octobre. Constat central : l’évacuation des productions agricoles vers les centres de consommation, notamment Kinshasa, reste entravée par des goulots logistiques.
Au port de l’Office national des transports (ONATRA), un important stock de sacs de maïs et d’autres denrées locales attend encore d’être embarqué. À l’approche de la nouvelle saison agricole, les producteurs redoutent des pertes et demandent un désengorgement rapide. Selon Pontien Nzemoti Mbuza, inspecteur provincial de l’agriculture, le ministre a présenté des pistes pratiques pour relancer les flux : l’objectif est de réduire les délais de chargement, sécuriser les chaînes d’acheminement et fluidifier l’offre vers la capitale.
Transport des denrées et lutte contre l’érosion : cap sur l’action à Lisala
Le déplacement s’est poursuivi à l’Office des voiries et drainage, où Daniel Mukoko Samba s’est informé des moyens disponibles pour contenir les érosions qui fragilisent la ville. Ce phénomène abîme les axes et menace les ouvrages, avec un impact direct sur les coûts de transport et la continuité des échanges. La remise en état des points critiques figure parmi les priorités identifiées sur place.

Le Vice-Premier Ministre a également multiplié les échanges avec les opérateurs économiques, la société civile, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), l’Association des femmes rurales et plusieurs notables. Ces discussions ont permis de remonter les contraintes du terrain : frais élevés liés aux délais, manque de matériels d’embarquement, accès aux quais, organisation des rotations. L’idée directrice est d’aligner les efforts publics et privés afin de sécuriser l’écoulement des récoltes, soutenir les revenus agricoles et stabiliser l’approvisionnement des marchés urbains.
La visite à Lisala se termine sur un cap clair : désenclaver les productions locales et protéger les infrastructures pour restaurer des circuits réguliers entre la Mongala et Kinshasa. La réussite passera par une coordination resserrée entre autorités, transporteurs et producteurs, avec des décisions rapides sur les points techniques relevés au port et sur les voiries.
— M. KOSI



