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FOCAC : sans stratégie de qualité, les exportations africaines vers la Chine resteront limitées

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Last updated: décembre 15, 2025 7:54 am
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il y a 5 mois
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Le « zéro tarif » annoncé par la Chine pour une partie des produits africains ne garantit pas un accès facile à son marché. Les droits de douane baissent, mais les vraies barrières se déplacent vers le terrain sanitaire, technique et administratif, là où beaucoup de pays africains restent encore mal équipés.

Lors d’une réunion récente de revue du FOCAC à Beijing, avec le groupe des ambassadeurs africains, un rappel simple a été posé sur la table : même quand la Chine supprime les taxes à l’entrée, elle maintient des exigences très élevées sur la qualité, la traçabilité et la sécurité des produits. Pour nos agriculteurs, nos coopératives et nos PME, ces exigences pèsent souvent plus lourd que les droits de douane.

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Le « zéro tarif » annoncé par la Chine pour une partie des produits africains ne garantit pas un accès facile à son marché. Les droits de douane baissent, mais les vraies barrières se déplacent vers le terrain sanitaire, technique et administratif, là où beaucoup de pays africains restent encore mal équipés.Sans mutualisation, chaque pays africain reste trop petit face aux exigences chinoises

Pour exporter du soja, du sésame, du cacao, du coton, des fruits transformés ou des viandes vers la Chine, chaque lot doit passer par une série d’analyses et de contrôles. Les autorités chinoises demandent des certificats qui prouvent l’absence de maladies, des systèmes de suivi « de la ferme au port » et des audits dans les abattoirs ou les usines. Tout cela repose sur des laboratoires accrédités selon la norme ISO 17 025, des inspecteurs formés, des procédures écrites, des équipements modernes. Sans cette base, le conteneur reste au quai, même si le produit est théoriquement « éligible » au zéro tarif.

Les normes techniques chinoises, appelées GB standards, ajoutent une couche de difficulté. Elles évoluent souvent. Elles sont publiées en chinois. Elles touchent à tout : qualité du coton, composition de l’huile de palme, pureté du beurre de cacao, torréfaction du café, normes d’hygiène pour le thé, taux d’alcool et étiquetage pour le vin. Pour une petite ou moyenne entreprise africaine, respecter ces normes signifie modifier ses procédés de production, revoir l’emballage, traduire et adapter l’étiquetage, ajuster la logistique. Chaque étape coûte du temps et de l’argent.

Le parcours administratif n’est pas plus simple. L’enregistrement auprès de l’administration chinoise des douanes (GACC), les audits sur site, les tests répétés et les traductions juridiques peuvent représenter, pour une usine ou pour un seul produit, des dépenses de plusieurs dizaines de milliers de dollars, parfois davantage. Beaucoup de structures locales n’ont ni les équipes, ni les budgets pour absorber ces coûts. Elles renoncent donc à l’export, ou laissent la place à des groupes internationaux déjà bien installés.

Sans mutualisation, chaque pays africain reste trop petit face aux exigences chinoises

Pris séparément, la plupart des pays africains n’ont pas la masse critique pour financer seuls des laboratoires, des centres de certification, des équipes d’inspecteurs et des plateformes de traçabilité alignées sur les attentes chinoises. Les budgets publics sont sous pression. Les priorités sociales sont nombreuses. Les dossiers techniques sur les normes ne figurent pas toujours en tête de l’agenda politique.

D’où l’appel à une réponse collective. L’Organisation africaine de normalisation (ARSO) peut jouer un rôle pour harmoniser nos propres normes, négocier des équivalences avec la Chine et éviter que chaque État reparte de zéro. La ZLECAf peut servir de cadre pour créer de vrais « corridors de conformité » : des chaînes de valeur régionales où les pays partagent des infrastructures de contrôle, mais aussi un marché commun de la certification et des tests.

L’AUDA-NEPAD peut, elle, orienter des investissements vers des laboratoires régionaux d’excellence, des systèmes numériques de traçabilité et des programmes de formation d’inspecteurs africains capables de dialoguer d’égal à égal avec les autorités chinoises. Il ne s’agit pas seulement de répondre à des formulaires. Il s’agit de bâtir une infrastructure de qualité qui rende les produits africains fiables, traçables et compétitifs, aux yeux des douaniers comme des consommateurs chinois.

Au fond, le message adressé aux diplomates africains à Beijing tient en une phrase : le « zéro tarif » est un signal politique, mais il ne suffit pas à ouvrir la porte aux producteurs africains. Si le continent n’investit pas rapidement dans la conformité sanitaire et technique, et s’il ne mutualise pas ses efforts au niveau régional et continental, ce sont surtout les grandes multinationales déjà bien implantées qui profiteront pleinement des avantages du FOCAC.

Pour que les agriculteurs, les coopératives et les PME africaines bénéficient réellement de cette ouverture, la diplomatie commerciale doit aller de pair avec un chantier beaucoup plus concret : laboratoires, contrôles, normes communes, formations. C’est à ce prix que les produits africains pourront franchir les barrières invisibles qui se dressent bien après la suppression des droits de douane.

— M. KOSI

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