RDC : la position de liquidité des banques recule de 16,3 % à 912,59 milliards CDF en une semaine

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Les banques commerciales congolaises disposent de moins d’argent en compte à la Banque centrale du Congo. Au 5 décembre 2025, leurs avoirs en monnaie nationale ont reculé de 177,1 milliards CDF pour s’établir à 3 443,80 milliards CDF.

Cette baisse ressort d’une note de conjoncture publiée par la Banque centrale du Congo (BCC). Elle porte sur les comptes courants des banques en francs congolais logés dans les livres de l’institution d’émission.

La BCC explique que ce montant représente la « position nette des avoirs en monnaie nationale » des banques commerciales. En termes simples, il s’agit de l’argent que les banques gardent sur leur compte auprès de la Banque centrale pour assurer leurs opérations quotidiennes et respecter les règles en vigueur.

Réserve obligatoire élevée et marge de manœuvre réduite

Sur la même période, la réserve obligatoire en monnaie nationale a atteint 2 531,2 milliards CDF. La réserve obligatoire est la part des dépôts que les banques doivent laisser bloquée à la Banque centrale. Elles ne peuvent pas utiliser librement ces fonds pour accorder des crédits ou régler d’autres engagements.

La BCC rappelle que les deux phases d’actualisation de la réserve obligatoire « cantonnée » ont retiré 558,6 milliards CDF de liquidités au système bancaire. Après ces opérations, le niveau de la réserve obligatoire « cristallisée » s’est fixé à 2 497,6 milliards CDF.

La position nette des banques commerciales, c’est-à-dire la différence entre leurs comptes courants à la BCC et le niveau notifié de la réserve obligatoire, a aussi reculé. Elle est passée de 1 089,66 milliards CDF une semaine plus tôt à 912,59 milliards CDF au 5 décembre 2025.

Ce mouvement montre que les banques disposent de moins de marges de manœuvre qu’auparavant pour financer l’économie ou absorber des chocs de trésorerie. La Banque centrale, elle, continue de suivre de près la liquidité du système bancaire à travers ces indicateurs.

— M. KOSI

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