spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

Télécoms en RDC : Félix Tshisekedi lance les premiers États généraux pour réorganiser le secteur

Partager

Le Président Félix Tshisekedi a lancé, lundi 27 avril 2026 à Kinshasa, les premiers États généraux des Postes et Télécommunications. Cette rencontre doit aider la RDC à revoir l’organisation de ses réseaux de communication, dans un contexte où le numérique prend plus de place dans l’économie et dans la vie quotidienne.

La RDC veut remettre de l’ordre dans son secteur des postes et télécommunications. Le lancement officiel des premiers États généraux du secteur a eu lieu au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale, à Kinshasa. Pour le Chef de l’État, cette démarche doit permettre au pays de mieux maîtriser ses infrastructures de communication, devenues indispensables pour la sécurité, les services numériques, les paiements mobiles et la circulation de l’information.

Dans son allocution, Félix Tshisekedi a insisté sur la place des télécommunications dans la souveraineté nationale. « Aucun État sérieux ne peut négliger l’architecture de ses communications », a-t-il déclaré. À travers cette phrase, le Président a rappelé que les réseaux télécoms ne servent pas seulement à appeler ou à se connecter à internet. Ils touchent aussi à la sécurité des données, à l’activité économique et à la capacité de l’État à organiser ses services.

Une feuille de route attendue pour encadrer les réformes

Le Chef de l’État a demandé aux participants de dresser un état des lieux complet du secteur. Ce diagnostic doit identifier les faiblesses qui freinent encore son développement. Le cadre réglementaire, l’organisation des institutions et les conditions d’exploitation figurent parmi les points à examiner.

L’objectif affiché est d’éviter une réforme limitée aux discours. Félix Tshisekedi a appelé à une feuille de route claire, avec des objectifs mesurables et un calendrier précis. Une telle approche permettrait de suivre les actions dans le temps et d’évaluer les résultats obtenus.

La réforme pourrait aussi s’appuyer sur des pratiques internationales et sur certaines normes techniques reconnues, notamment l’ISO/IEC 27001, liée à la sécurité de l’information, et l’ISO 22301, qui concerne la continuité des activités. Ces références sont utiles dans un secteur exposé aux risques de cybercriminalité, de perte de données et d’interruption des services.

Le secteur télécom congolais garde pourtant plusieurs faiblesses. La couverture réseau reste inégale selon les zones. Le coût d’accès aux services demeure élevé pour une partie de la population. Les investissements restent aussi insuffisants au regard des besoins du pays. Ces contraintes limitent l’inclusion numérique, c’est-à-dire la capacité des citoyens et des entreprises à accéder aux outils numériques et à en tirer profit.

Pour que ces États généraux produisent des effets, la question du suivi sera déterminante. Un cadre permanent de concertation, des indicateurs de performance et une meilleure redevabilité pourraient aider à mesurer les progrès. La réussite dépendra surtout de la capacité des institutions à transformer les recommandations en décisions appliquées sur le terrain.

— M. KOSI

En savoir +

A la Une