L’Union des sociétés minières aux capitaux chinois en RDC affirme qu’aucun produit de cobalt exporté par ses membres ne présente une teneur excessive en uranium. Cette réaction intervient après la publication d’une étude scientifique ayant relancé le débat sur la traçabilité des exportations congolaises.
L’Union des sociétés minières aux capitaux chinois en République démocratique du Congo (USMCC) rejette les accusations selon lesquelles les produits de cobalt exportés par ses entreprises membres contiendraient des niveaux excessifs d’uranium. Dans une déclaration publiée le 5 août 2026, l’organisation qualifie ces allégations d’« infondées » et estime qu’elles portent atteinte à la réputation des sociétés minières chinoises actives dans le Sud-Est du pays.
L’association affirme avoir procédé à des vérifications auprès de ses membres et soutient qu’aucun produit de cobalt extrait, transformé puis exporté par ces entreprises ne dépasse les seuils réglementaires applicables. Selon elle, les traces d’uranium observées dans certains hydroxydes de cobalt sont d’origine naturelle et restent conformes au Code minier congolais ainsi qu’aux normes d’analyse utilisées dans le commerce international.
L’USMCC ajoute que les quantités relevées seraient trop faibles pour permettre une récupération techniquement ou économiquement viable de l’uranium. Elle rappelle également que l’exploration, l’exploitation, le transport et le commerce de minerais uranifères relèvent du contrôle des autorités congolaises compétentes.
Cette mise au point répond à une étude scientifique récente estimant que d’importantes quantités d’uranium naturel auraient pu quitter la RDC entre 2000 et 2024, incorporées aux exportations de cobalt. Les auteurs de cette étude évoquent un problème de déclaration et de traçabilité, tandis que les entreprises minières chinoises contestent l’existence de dépassements réglementaires.
Des contrôles réguliers promis
Pour rassurer ses partenaires commerciaux, l’USMCC annonce la poursuite de campagnes d’échantillonnage et de contrôle de qualité. Elle promet également une publication transparente des résultats obtenus par ses membres.
Cette promesse devra permettre de comparer les analyses réalisées par les entreprises avec les conclusions de l’étude scientifique et les mesures effectuées par les services congolais compétents. La crédibilité de la réponse dépendra notamment de la méthode utilisée, de l’indépendance des laboratoires et de la publication de données détaillées par mine et par cargaison.
À ce stade, la déclaration de l’USMCC constitue la position collective des entreprises concernées. Elle ne remplace pas une vérification indépendante des teneurs en uranium dans les produits de cobalt exportés. La prochaine étape attendue sera donc la publication des résultats d’analyses annoncés et leur confrontation avec les données ayant alimenté l’enquête scientifique.
— Peter MOYI









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