La Zambie a choisi la conférence Africa Down Under 2025, tenue à Perth, pour mettre en avant son potentiel minier et énergétique. Le pays, deuxième producteur africain de cuivre après la RDC, cherche à élargir ses partenariats afin de soutenir une croissance tirée par les recettes d’exportation et la diversification énergétique.
Cuivre, or et charbon au cœur de la stratégie zambienne
En ouverture, Hapenga Kabeta, secrétaire permanent au ministère des Mines, a rappelé que la Zambie dispose de réserves stratégiques encore sous-exploitées. L’objectif est clair : accroître les volumes de production et améliorer la balance des paiements grâce à l’afflux de devises.
Du côté de l’opérateur public, ZCCM Investments Holdings (ZCCM-IH), son président Phesto Musonda a présenté un portefeuille qui combine exploitation directe et partenariats avec des groupes internationaux. L’entreprise mise sur les projets greenfield et brownfield pour développer le cuivre, l’or et le charbon. Ces ressources restent essentielles, non seulement pour générer des recettes fiscales mais aussi pour attirer des financements en devises étrangères, indispensables au maintien de la liquidité interne.
À la tribune, Elias Munshya, haut-commissaire en Australie, a souligné la stabilité politique et la discipline budgétaire comme arguments pour sécuriser les investissements. Des sociétés privées comme Prospect Resources et Beltz Mining ont également détaillé leurs avancées, confirmant l’intérêt croissant du capital étranger.
La rencontre s’est conclue par un panel réunissant des dirigeants publics et privés, centré sur l’avancement des levés géologiques aériens. Ces données sont cruciales pour affiner la cartographie des gisements et réduire le risque des investisseurs. En parallèle, le prochain Mining Insaka a été annoncé comme plateforme de négociation destinée à accélérer les flux de capitaux vers Lusaka.
— Peter MOYI


