À Kinshasa, la situation économique continue de se détériorer pour de nombreux habitants, notamment en ce qui concerne les denrées alimentaires. Récemment, le marché « en vrac » de Mont-Ngafula, situé le long de la National N°1, a connu une augmentation spectaculaire des prix, en particulier pour la botte de pointe noire, dont le coût est passé de 500 FC à 1500 FC en seulement deux semaines.
Cette hausse rapide des prix représente un défi majeur pour les familles du quartier Matadi-Kibala, qui dépendent de ce marché pour se procurer des légumes essentiels à leur alimentation quotidienne. La montée des prix suscite une vive inquiétude parmi les acheteurs, qui ressentent un manque de soutien de la part des autorités locales. Un acheteur, Thos, mère de trois enfants, exprime son désespoir : « Nous n’avons pas les moyens de payer des prix aussi élevés pour des produits de base. Comment les responsables peuvent-ils rester passifs face à cette situation ? »
Les vendeuses de pointe noire attribuent cette flambée des prix à la saison sèche actuelle. Nadine, une commerçante locale, explique que l’absence de pluie a nécessité des investissements supplémentaires pour irriguer les cultures. « En l’absence de pluie, nous devons acheter de l’eau pour maintenir les plants en vie, ce qui augmente les coûts de production. Ces frais sont ensuite répercutés sur les prix de vente », précise-t-elle.
Les habitants des environs rencontrent également des difficultés pour gérer cette situation. Beaucoup doivent se rendre au marché Matadi-Kibala pour éviter les prix plus élevés à Mont-Ngafula, mais doivent faire face à des frais de transport supplémentaires. Le coût d’un trajet d’un kilomètre vers ce marché est de 1500 FC, ce qui alourdit encore davantage les dépenses des familles.
La hausse des prix des denrées alimentaires, combinée à ces frais de transport, met une pression considérable sur le budget des ménages. Cette situation appelle à une intervention urgente des autorités pour éviter que les conditions de vie des citoyens ne se détériorent davantage. Les consommateurs espèrent une action rapide pour stabiliser les prix et améliorer l’accès aux produits alimentaires essentiels.
Peter MOYI


