À la suite de la perforation du pipeline de la SEP Congo dans la nuit du 18 au 19 octobre 2025, le gouvernement et plusieurs sociétés de logistique affirment avoir pris des mesures pour sécuriser l’arrivée du carburant à Kinshasa et limiter les risques de pénurie prolongée. La priorité affichée est de maintenir les stations servies malgré les contraintes techniques et routières.
Ravitaillement sous surveillance et trafic routier sous pression
Réunis jeudi autour de la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, les responsables de différentes sociétés de logistique ont présenté l’état d’avancement des mesures décidées après l’incident sur le pipeline de la SEP Congo. Il s’agissait de vérifier si les engagements pris suffisent à garantir un flux régulier de carburant vers la capitale.
Le directeur général de Petroleum, Erwan Jehonme, a expliqué que plusieurs solutions sont déjà mises en œuvre pour alimenter Kinshasa. Il a rappelé que les convois de camions-citernes restent exposés aux embouteillages sur les principaux axes d’entrée de la ville, ce qui ralentit la remontée des produits vers les dépôts et les stations-service. Ce facteur routier pèse encore sur la rapidité du réapprovisionnement.
Face à ces contraintes, la ministre des Hydrocarbures a insisté sur la coordination entre services publics et opérateurs privés. Elle a mis l’accent sur l’organisation du trafic, le suivi des itinéraires et la gestion des flux routiers pour limiter les retards. L’objectif affiché est clair : éviter des files interminables dans les stations et rassurer les ménages comme les entreprises sur la disponibilité du carburant.
Le directeur des opérations de Petroleum, Hervé Mfuamba, a annoncé la mise en service prochaine de nouvelles unités de transport. Ces moyens supplémentaires doivent renforcer la capacité de ravitaillement de la mégapole Kinshasa et réduire la pression née de l’incident survenu en octobre.
Cette réunion s’inscrit dans un suivi régulier des décisions déjà arrêtées après l’acte de perforation du pipeline par des inciviques. Les autorités comptent sur cette vigilance continue pour stabiliser l’approvisionnement de la capitale et limiter l’impact de cet incident sur la vie économique et sociale de la ville.
— M. MASAMUNA



