Le mercredi 21 août 2024, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a effectué une visite stratégique à la Direction Générale des Impôts (DGI). Cette visite s’inscrit dans une démarche de renforcement des capacités fiscales du pays. Au centre des discussions, l’annonce significative de la réintroduction de la « prime de plus-value » pour les agents de la DGI, visant à stimuler leur rendement et à améliorer la collecte des recettes fiscales.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la maximisation des recettes fiscales est importante pour l’équilibre budgétaire du pays. En 2023, les recettes fiscales ont représenté environ 13 % du PIB de la République Démocratique du Congo, un chiffre encore en deçà des standards régionaux, où la moyenne se situe autour de 18 %. Le ministre Doudou Fwamba Likunde semble déterminé à combler cet écart par des réformes ciblées et des incitations claires pour les agents de l’administration fiscale.

La « prime de plus-value » n’est pas une mesure isolée. Elle s’accompagne d’autres avantages destinés à renforcer la motivation du personnel, tout en instaurant une culture de performance basée sur des résultats concrets. Selon les projections du ministère, l’augmentation de l’efficacité de la DGI pourrait se traduire par une hausse de 5 à 7 % des recettes fiscales annuelles, ce qui représenterait une manne supplémentaire de plusieurs centaines de millions de dollars pour les caisses de l’État.
Par ailleurs, le ministre a insisté sur la nécessité d’une formation continue des agents de la DGI, une démarche qui vise à réduire les inefficacités et à accroître la compétence technique des équipes. Cette formation sera strictement basée sur des critères objectifs et transparents, évitant ainsi toute forme de favoritisme qui pourrait nuire à l’efficacité globale de l’administration fiscale.
Une autre mesure phare abordée lors de cette visite est la réforme de la facture normalisée, un instrument clé dans la lutte contre la fraude fiscale. La généralisation de cette facture vise à accroître la transparence des transactions et à réduire les pertes fiscales dues à la sous-déclaration des revenus. Le ministre a souligné que cette réforme pourrait réduire de 15 à 20 % le niveau actuel de la fraude, générant ainsi des recettes supplémentaires significatives pour l’État.
Les agents de la DGI ont accueilli favorablement ces annonces, qui renforcent leur engagement envers une gestion plus rigoureuse et performante des ressources fiscales du pays. À long terme, ces mesures sont censées améliorer non seulement les recettes fiscales, mais aussi la confiance des contribuables dans le système fiscal congolais.






