Le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Busa, a affirmé que la situation financière des entreprises publiques de la RDC appelle des réformes urgentes. Lors d’un échange avec les médias, il a souligné que ces structures, autrefois centrales à l’économie, peinent à remplir leur mission. Leurs performances déficitaires posent un défi majeur à l’équilibre économique du pays, ce qui nécessite une action immédiate.
D’après le ministre, les résultats actuels montrent que de nombreuses entreprises publiques ne produisent pas de rendements suffisants. Il a insisté sur la nécessité de revoir leur gestion afin d’éviter que ces entités ne continuent à peser sur les finances publiques. « Nous devons restructurer ces entreprises pour qu’elles redeviennent des acteurs économiques actifs, » a-t-il déclaré, rappelant que leur rôle est essentiel pour assurer la croissance.
Une gestion rigoureuse et un rôle moteur à redéfinir
Jean-Lucien Busa a expliqué que ces réformes doivent permettre aux entreprises publiques de fonctionner efficacement sans dépendre des subventions de l’État. Le ministre a également mentionné que ces entités sont propriétés du peuple congolais et qu’elles doivent être gérées dans l’intérêt général. L’objectif est de les repositionner comme des outils de croissance et de diversification économique.
Il a précisé que l’État ne peut plus tolérer les contre-performances. Une nouvelle gouvernance et un suivi rigoureux seront mis en place afin d’assurer que les entreprises publiques répondent à leurs obligations. Pour le ministre, l’intérêt collectif exige une action rapide et déterminée, avec l’appui des autorités, pour relancer ces entités et sécuriser leur avenir.
Reformer pour mieux préparer l’avenir
Jean-Lucien Busa a conclu que ces réformes ne visent pas seulement à améliorer les résultats immédiats, mais aussi à préparer un avenir économique plus stable et viable pour les générations futures. Chaque décision prise aujourd’hui influencera les opportunités économiques disponibles pour les enfants et petits-enfants du pays, a-t-il ajouté.
L’État entend ainsi replacer ces entreprises au cœur de l’économie nationale, en misant sur leur capacité à soutenir une croissance durable et à renforcer la diversification sectorielle. Le ministre a rappelé qu’il dispose du soutien de la présidence et du gouvernement pour mener ces réformes à terme, sans reculer face aux défis.


