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Frais bancaires abusifs en RDC : pourquoi vos relevés coûtent si cher et ce que l’Udecom exige pour protéger votre argent

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En République démocratique du Congo, la question des frais bancaires refait surface, cette fois autour de l’accès aux relevés de compte. L’Union pour la défense des droits des consommateurs du Congo (Udecom) a adressé une demande formelle au gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) pour que soit instauré un encadrement strict de ces coûts. L’organisation réclame non seulement la fixation de tarifs minimum et maximum, mais aussi la gratuité d’un certain nombre de relevés chaque année. Objectif affiché : limiter les abus et favoriser l’inclusion financière.

À l’origine de cette démarche, une plainte largement relayée sur les réseaux sociaux. Une cliente de RAWBANK s’y est insurgée contre le prix jugé prohibitif de l’obtention de son relevé bancaire. L’affaire a rapidement trouvé écho auprès d’autres usagers, confrontés à des situations similaires dans plusieurs établissements. Les témoignages évoquent une tarification opaque, qui varie fortement d’une banque à l’autre, sans justification claire.

Selon l’Udecom, cette disparité met en cause le droit d’accès à l’information financière, pourtant reconnu comme un droit fondamental des consommateurs. Dans de nombreux cas, les frais appliqués sont jugés disproportionnés par rapport au service rendu. Certains clients dénoncent même une forme d’« insécurité tarifaire », qui fragilise leur pouvoir d’achat et entame la confiance envers le système bancaire.

Pour remédier à cette situation, l’Udecom propose que toutes les banques soient tenues de publier leurs grilles tarifaires de manière claire et accessible, afin que les clients puissent comparer les prix et anticiper les coûts. Une telle mesure, combinée à l’instauration de plafonds réglementaires, permettrait de rétablir un minimum d’équité dans les pratiques commerciales du secteur.

Malgré la fermeté de son ton, l’organisation dit faire confiance à la BCC pour concilier les impératifs économiques des banques avec la protection des droits des usagers. Reste à savoir si l’autorité monétaire s’emparera rapidement du dossier, alors que la question des frais bancaires revient régulièrement dans le débat public congolais.

— M. KOSI

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