Le 28 janvier 2026, des assises sur la transparence et la bonne gouvernance du secteur minier se sont ouvertes à Kinshasa, à l’initiative de l’Institut Républicain International (IRI). Les échanges sont prévus sur deux jours, jusqu’au 29 janvier, avec des représentants des institutions publiques, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.
Les organisateurs veulent obtenir des engagements concrets pour mieux encadrer un secteur au centre de l’économie congolaise. Dans son intervention d’ouverture, une autorité gouvernementale a rappelé l’objectif affiché, améliorer la gouvernance minière de façon durable, en insistant sur la transparence, la traçabilité et la redevabilité.
Des règles plus claires, et un dialogue plus structuré avec les acteurs du terrain
Le message officiel met en avant plusieurs axes. D’abord, une meilleure coordination entre institutions pour éviter les chevauchements et les zones grises. Ensuite, la clarté des règles, afin que les opérateurs économiques sachent précisément ce qui est attendu, et que les communautés locales comprennent les engagements pris autour des projets. Le même discours souligne aussi le rôle du dialogue, avec les entreprises comme avec les populations concernées, et une relation plus responsable avec la société civile.
Le contexte présenté repose sur la place de la RDC dans les chaînes de valeur mondiales liées à l’industrialisation, à la transition énergétique et aux nouvelles technologies. Cette position, selon l’orateur, impose des exigences fortes sur la manière de gérer les ressources, de suivre les flux et de rendre des comptes.
L’intervenant a demandé aux participants de travailler de façon pragmatique. Il a souhaité que les discussions se concentrent sur les problèmes du secteur et débouchent sur des engagements clairs, réalistes et opérationnels. Le Gouvernement réaffirme, dans la même logique, sa vision de faire du secteur minier un pilier de la souveraineté économique nationale, un levier de transformation industrielle et un facteur de stabilité sociale.
Pour mémoire, l’IRI se présente comme une organisation internationale qui appuie le développement de la démocratie. Présent en RDC depuis 2015, il accompagne des initiatives de redevabilité et de renforcement des capacités, avec un recentrage annoncé depuis mai 2025 sur les enjeux de gouvernance du secteur minier. « Une gouvernance exigeante est la condition du développement », a conclu l’orateur.
— M. MASAMUNA



