L’inflation hebdomadaire en République Démocratique du Congo s’est maintenue à 0,10 % au cours de la semaine du 1er au 8 novembre 2024, d’après une note économique de la Banque centrale du Congo (BCC). Cette stabilité traduit une certaine régularité dans le contrôle des prix sur le marché des biens et services, et s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs semaines.
En analysant les données cumulées, l’inflation sur les dix premiers mois de l’année atteint 10,61 %, un chiffre similaire à celui de la même période en 2023. Cette constance est principalement attribuée aux pressions exercées par les fonctions de consommation telles que le logement, l’eau, le gaz, l’électricité et les combustibles, catégories qui pèsent lourdement sur le budget des ménages.
Les produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont contribué à hauteur de 71,95 % à l’inflation hebdomadaire, enregistrant une hausse notable par rapport aux 45,61 % de la semaine précédente. En revanche, d’autres secteurs, notamment le logement, les transports et les services de restauration, ont vu leur impact diminuer, avec des contributions respectives de 11,59 %, 7,89 % et 2,43 %. Sur une base mensuelle, l’inflation d’octobre 2024 a été enregistrée à 0,57 %, contre 0,46 % en septembre. En glissement annuel, le taux s’établit à 14,31 %, tandis que le taux annualisé affiche 12,36 %.
Le contexte économique mondial, marqué par des tensions géopolitiques au Proche et Moyen-Orient et le conflit en Ukraine, continue d’exercer une pression sur les chaînes d’approvisionnement internationales. Ces facteurs externes aggravent les défis structurels locaux, appelant à des ajustements ciblés dans les politiques publiques. La Banque centrale plaide pour une gestion prudente des politiques monétaire et budgétaire afin de soutenir l’économie tout en réduisant les risques liés à l’endettement des marchés émergents.
Dans cette optique, les autorités congolaises devront concilier des mesures d’ajustement budgétaire, visant à stabiliser la dette publique, avec des réformes structurelles capables de renforcer l’innovation et le développement du capital humain. Ces efforts stratégiques sont jugés indispensables pour bâtir une économie résiliente face aux incertitudes globales.
M. KOSI

