La rentabilité des entreprises publiques se dessine comme un axe fondamental du développement économique et social en République démocratique du Congo (RDC). Lors du Forum Makutano à Kinshasa, Jean-Lucien Bussa, ministre du Portefeuille, a insisté sur l’urgence de transformer ces entreprises en leviers de confiance pour les investisseurs.
Dans son intervention, le ministre a affirmé : « La rentabilité demeure un levier clé pour assurer la pérennité des entreprises publiques et renforcer la confiance des investisseurs ». Cet objectif, soutenu par une série de mesures ambitieuses, s’aligne avec la volonté du gouvernement de repositionner le portefeuille de l’État comme catalyseur du développement national.
Les réformes engagées s’articulent autour de plusieurs initiatives stratégiques : la signature de contrats de mandat et de performance pour responsabiliser les mandataires publics, un recrutement fondé sur le mérite pour garantir une gouvernance efficace, et la sécurisation des biens publics afin de préserver les actifs des entreprises. Ces efforts s’accompagnent de l’adoption d’une politique générale du Portefeuille et du renforcement des audits internes et externes, synonymes de transparence et d’efficacité.

Parallèlement, le désendettement des entreprises publiques et la relance des sociétés mixtes apparaissent comme des étapes indispensables pour restaurer leur capacité d’investissement et renforcer leur compétitivité. Ces actions traduisent une volonté politique claire d’assainir le secteur public et d’attirer des partenaires stratégiques capables de consolider les bases économiques du pays.
Dans ce contexte, l’appel de Jean-Lucien Bussa aux investisseurs, qu’ils soient bailleurs de fonds, fonds d’investissement ou organismes financiers internationaux, prend tout son sens. Il a particulièrement souligné les opportunités offertes par des secteurs stratégiques : les mines, moteur clé de l’économie congolaise ; l’énergie, essentielle à l’industrialisation ; les transports, vecteur d’intégration régionale ; l’agriculture, pilier de la sécurité alimentaire ; et les finances, indispensables pour accompagner les projets structurants.
Avec ses ressources naturelles abondantes et un potentiel encore largement inexploité, la RDC se positionne comme une terre d’opportunités. Cependant, la mobilisation de capitaux étrangers reste un défi majeur pour concrétiser cette ambition. L’avenir des entreprises publiques dépendra de la continuité des réformes engagées, de la consolidation des partenariats public-privé et de la capacité à exploiter les atouts stratégiques du pays.
En ligne avec la vision économique du président de la République, ces entreprises publiques ont vocation à devenir des moteurs de croissance et des vecteurs de transformation sociale, contribuant ainsi à l’émergence économique de la RDC.

