Le ministère des Hydrocarbures de la RDC, sous la direction d’Aimé Sakombi Molendo, a récemment annulé l’appel d’offres relatif aux 27 blocs pétroliers, lancé le 28 juillet 2022 par l’ancien ministre, Didier Budimbu. Cette décision fait suite à une série de dysfonctionnements identifiés dans l’évaluation des candidatures.
Dans un communiqué du 11 octobre 2024, le ministre a précisé que cette évaluation était conduite par une commission ad hoc, établie par un arrêté ministériel daté de juillet 2023. Cette commission avait pour mission d’analyser les offres soumises par les entreprises désireuses d’obtenir les droits d’exploration de ces blocs pétroliers.

Cependant, les résultats de l’évaluation se sont avérés insatisfaisants. Plusieurs problèmes ont été mis en évidence, notamment des offres jugées non recevables, des dépôts tardifs et un manque de propositions valides. Cette situation a généré une absence de concurrence, rendant la poursuite de la procédure impossible.
Le ministre Aimé Sakombi Molendo a déclaré : « Je me vois dans l’obligation d’annuler le processus actuel. Une nouvelle procédure sera mise en place rapidement afin de relancer l’attribution des blocs pétroliers dans des conditions optimales. »
Afin d’assurer la transparence et l’efficacité de cette nouvelle phase, les entreprises ayant déjà soumis des offres sont invitées à prendre contact avec la commission ad hoc pour connaître les démarches à suivre.
Cette annulation, bien qu’inévitable, souligne l’importance pour la République Démocratique du Congo de garantir un processus de sélection rigoureux, notamment dans un secteur stratégique comme celui des hydrocarbures. Il s’agit là d’un enjeu important pour l’avenir énergétique du pays, qui repose en grande partie sur l’exploitation de ses vastes ressources pétrolières et gazières.
Pour le gouvernement, cette décision marque également l’occasion de réaffirmer sa volonté de rendre les processus d’appel d’offres plus transparents, tout en attirant des investissements étrangers capables de dynamiser ce secteur clé de l’économie congolaise. En ce sens, la relance prochaine de la procédure pourrait offrir aux investisseurs un environnement plus propice et mieux encadré pour participer au développement de l’industrie pétrolière nationale.
Cette initiative s’inscrit également dans une démarche plus large visant à renforcer l’attractivité du pays pour les grands groupes énergétiques internationaux. Les chiffres du ministère indiquent que les réserves pétrolières de la RDC représentent un potentiel de plusieurs millions de barils, un atout majeur pour l’économie locale et une source de revenus non négligeable pour l’État congolais.
Les attentes sont donc élevées pour la prochaine phase de l’appel d’offres, qui devra pallier les lacunes observées lors du premier processus et permettre une meilleure gestion des ressources énergétiques nationales.
« Le succès de cette nouvelle procédure dépendra de la capacité des acteurs à se conformer aux exigences techniques et administratives imposées par la commission ad hoc« , a rappelé le ministre, tout en soulignant que les entreprises qui répondront aux critères de sélection auront un rôle déterminant à jouer dans l’essor du secteur des hydrocarbures en RDC.
La relance de cet appel d’offres sera scrutée de près, non seulement par les acteurs locaux, mais aussi par les observateurs internationaux, désireux de voir la RDC tirer pleinement parti de ses richesses naturelles pour soutenir son développement économique.





