Le 28 août 2025, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a parcouru plusieurs chantiers routiers à Ngaliema et Kintambo. Objectif affiché : vérifier l’état réel des travaux et débloquer tout ce qui retarde leur exécution.
Des routes et des ponts pour désengorger l’ouest de Kinshasa
À Ngaliema, la visite a commencé sur l’avenue Comorico. Cette route de 643 mètres doit relier l’avenue de l’Union Africaine. Elle est en pleine construction et représente une voie de délestage importante pour les embouteillages dans ce secteur.

Le ministre s’est ensuite arrêté au pont Makelele. Il a demandé à l’Office des Voiries et Drainage (OVD) d’accélérer le curage et le dragage de la rivière. L’enjeu est simple : enlever les déchets et les sédiments pour réduire les risques d’inondations qui touchent régulièrement les quartiers environnants pendant la saison des pluies.
À Kintambo, le constat a été plus préoccupant sur l’avenue Bompete. Les travaux y sont à l’arrêt à cause des expropriations et des constructions anarchiques. Des maisons ont été érigées sur l’emprise de la route, ce qui bloque la suite du chantier. John Banza Lunda a rassuré les habitants : le tronçon reliant Bompete à l’avenue Mutuelle reprendra. Sur les 2,6 km prévus, 1 km est déjà achevé. Il reste donc une partie importante à terminer pour boucler ce corridor routier.
La tournée s’est poursuivie sur l’avenue Haute Tension, puis au pont Maluku, long de 18 mètres. Là aussi, le ministre a exigé une livraison rapide. Ce pont est stratégique pour la circulation locale et pour éviter les détours coûteux en temps et en carburant.
Dernière étape : les ponts Lubudi et Lubudi 2. Ils sont menacés par l’ensablement. Si rien n’est fait, l’accumulation de sable peut fragiliser les ouvrages et rendre l’accès difficile pour les véhicules. Or, ces ponts jouent un rôle clé pour désenclaver plusieurs quartiers et faciliter le transport des personnes et des marchandises.
Tout au long de la visite, les riverains ont salué la présence du ministre sur le terrain. Pour eux, ces déplacements montrent que les inquiétudes de la population sont entendues. La démarche s’inscrit dans la volonté affichée par le gouvernement et le Chef de l’État de relancer les chantiers jugés prioritaires pour améliorer la vie quotidienne à Kinshasa.
— M. KOSI



