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Kinshasa–Gombe : le ministre ordonne une intervention d’urgence de l’OVD sur l’avenue Wagenia

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Avenue Wagenia, Gombe. Le ministre des Infrastructures a fait stopper son cortège et appelé l’OVD. Bitume noyé par des eaux usées venues d’un immeuble voisin, circulation ralentie, odeur tenace. C’était mardi 19 août à Kinshasa. Cinq jours après une première descente près du siège de la CENI, John Banza est revenu voir si les consignes d’assainissement étaient suivies et a demandé une intervention immédiate sur place. « Intervenir en urgence », insiste-t-il devant des riverains venus raconter leur quotidien.

Assainir vite autour de la CENI… et traiter Wagenia sans traîner

Le même message revient : accélérer le curage des caniveaux autour de la CENI et sécuriser les abords pour éviter toute inondation, puis résorber la flaque permanente de Wagenia. Un délai maximal de quinze jours a été donné à l’Office des voiries et drainage pour lancer et encadrer les travaux d’assainissement, un cap que le ministre a commencé à contrôler sur site. Sur l’avenue Wagenia, l’Hôtel de Ville a d’ailleurs annoncé une fermeture temporaire du tronçon pour permettre une réhabilitation ciblée du système d’écoulement.

L’échange avec les habitants a éclairé un point précis : la source principale des rejets viendrait d’un immeuble voisin. Dans ces conditions, l’urgence technique ne suffit pas ; il faut aussi faire respecter les règles d’évacuation et de raccordement. Ce type de débordement n’est pas anecdotique dans la capitale : selon des données relayées par la Banque mondiale, seules 29 % des personnes en RDC ont accès à des installations d’assainissement « améliorées ». Quand les réseaux sont partiels, la chaussée devient exutoire.

Le calendrier est serré. La première visite date du 15 août, le suivi a eu lieu le 19 août, et la Ville a enclenché des mesures de restriction de circulation pour dégager le chantier. Cette séquence rapide s’inscrit dans la feuille de route du nouveau titulaire des Infrastructures, qui affirme vouloir conjuguer instructions et contrôle sur le terrain. Pour les usagers, la priorité est simple : retrouver un axe praticable et un site électoral protégé avant les prochaines pluies.

Au-delà du geste visible — des gilets orange, des grilles de caniveaux relevées, des pompes en action — la portée économique se mesure en heures perdues dans les bouchons, en factures de remise en état, en commerces qui ferment plus tôt quand l’eau stagne. L’assainissement, c’est du service public très concret : moins de nids-de-poule, moins de dépenses imprévues, plus de mobilité. Cette fois, l’État s’est déplacé, a regardé, a tranché. À quinze jours, on saura si l’instruction s’est traduite par un écoulement rétabli — sur Wagenia comme autour de la CENI.

— M. KOSI

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