Adolphe Muzito dévoile des recettes doublées sur 2024-2028 lors des concertations avec les partenaires

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Le projet de budget 2026 de la République démocratique du Congo entre dans sa phase décisive. Réunis à Kinshasa le 20 août, autour du vice-premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, les partenaires techniques et financiers ont pris connaissance des arbitrages retenus avant le dépôt officiel de la loi de finances. L’exercice visait à conforter la confiance des bailleurs et à démontrer la volonté du gouvernement d’ancrer sa gestion dans la rigueur et la transparence.

Les discussions, tenues au Centre financier de Kinshasa, ont réuni notamment le ministre d’État du Plan, Guylain Nyembo, et le vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana. Les échanges ont porté sur les projections de recettes et sur la manière dont celles-ci seront orientées vers les priorités économiques et sociales. Selon les chiffres présentés, les recettes attendues pour la période 2024-2028 devraient doubler par rapport au cycle précédent, confirmant une ambition budgétaire en hausse.

Du côté européen, Fabrice Basile, chargé d’affaires ad intérim de l’Union européenne, a souligné que « les projections budgétaires pour 2026 s’inscrivent dans une perspective de recettes en forte augmentation« , insistant sur la continuité de l’appui européen à condition que les efforts de transparence soient maintenus. Cette insistance traduit les préoccupations de plusieurs partenaires, qui réclament une meilleure traçabilité des revenus et une mobilisation accrue des ressources internes.

Budget

Adolphe Muzito, lui, a insisté sur la nécessité de « renforcer la discipline budgétaire, élargir l’assiette fiscale et réorienter les dépenses publiques vers des secteurs capables de soutenir la croissance et d’améliorer les conditions de vie« . L’accent est mis sur l’inclusion sociale, le désenclavement des territoires et l’appui à la vision du chef de l’État.

La Banque mondiale, le FMI, la BAD, l’Union africaine, mais aussi des agences bilatérales comme Enabel, la GIZ et l’AFD, ont confirmé leur présence à la rencontre et rappelé leur disposition à accompagner les réformes. Leur message reste clair : l’appui international dépendra de la capacité de Kinshasa à transformer ses engagements en résultats concrets, notamment dans la collecte des recettes et la gestion des dépenses.

Pour les bailleurs, l’heure n’est plus aux intentions mais à la consolidation d’une gouvernance budgétaire crédible. Les prochaines étapes, avec le dépôt et l’examen du projet de loi de finances, permettront de mesurer si la trajectoire annoncée se traduit par des réformes palpables.

— M. KOSI

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