À Lubumbashi, le ministre Aimé Molendo Sakombi a présenté la stratégie énergétique du gouvernement pour mieux alimenter les zones minières et industrielles. L’objectif est de passer du potentiel électrique aux infrastructures capables de répondre aux besoins réels du secteur minier.
La République démocratique du Congo veut accélérer la mise en œuvre de ses projets énergétiques afin de soutenir l’industrie minière, surtout dans le Grand Katanga. Mardi 16 juin, à Lubumbashi, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a résumé l’enjeu en une formule directe : « Le défi de la RDC n’est plus le potentiel. Le défi est désormais l’exécution. »
Cette intervention a eu lieu en prélude à la DRC Mining Week 2026, devant des investisseurs, des opérateurs miniers ainsi que des partenaires techniques et financiers. Le ministre a présenté les grandes orientations de la stratégie énergétique nationale, appelée à renforcer la sécurité d’approvisionnement en électricité dans les zones minières et industrielles.
Le gouvernement affirme vouloir agir sur quatre axes. Le premier concerne les réformes du secteur, avec la restructuration de la Société nationale d’électricité, la simplification du cadre réglementaire et l’harmonisation des tarifs. Le deuxième porte sur l’ouverture aux capitaux privés, à travers des partenariats public-privé et des concessions dans la production et la distribution de l’électricité.
L’électricité, un enjeu direct pour la production minière
Le troisième axe concerne les grands projets énergétiques. Le ministre a cité Inga III, dont les premières installations sont attendues entre 2027 et 2028, ainsi que le projet Pioka-Tombe, présenté comme un pilier de long terme pour le secteur. Le quatrième axe vise l’intégration énergétique régionale et une meilleure planification des besoins des entreprises minières.
Pour Aimé Molendo Sakombi, la RDC doit sortir d’une gestion d’urgence des déficits d’électricité. Le pays veut désormais anticiper les besoins des opérateurs miniers, en tenant compte des calendriers d’exploitation et des projets d’expansion industrielle.
Cette orientation répond à une difficulté connue dans le Grand Katanga, où les déficits d’approvisionnement en électricité affectent régulièrement les activités minières. Pour les entreprises, une alimentation instable peut ralentir la production, augmenter les coûts et peser sur les recettes d’exportation.
Le secteur minier reste l’un des moteurs de l’économie congolaise, notamment grâce au cuivre et au cobalt. Les opérateurs attendent donc la concrétisation des engagements annoncés, à travers des infrastructures capables d’accompagner la croissance de la production. Le gouvernement, lui, assure vouloir accélérer l’exécution des projets pour rapprocher le potentiel énergétique du pays des besoins réels de son industrie.
— M. KOSI








