Le Gouvernement congolais a clôturé lundi 18 mai 2026 à Kinshasa les travaux techniques consacrés à l’avant-projet de loi de finances rectificative 2026. Cette révision budgétaire doit permettre d’adapter les dépenses publiques aux nouvelles priorités économiques et sociales définies par l’exécutif.
Lancée le samedi 16 mai au Centre financier de Kinshasa, cette série de travaux a réuni les équipes techniques des ministères du Budget et du Plan ainsi que les experts de quatorze ministères stratégiques. L’objectif affiché par le Gouvernement est de revoir certains arbitrages de la loi de finances initiale afin de renforcer les investissements publics dans des secteurs considérés comme prioritaires. Une loi de finances rectificative permet généralement à l’État d’ajuster son budget lorsque les besoins évoluent en cours d’année, notamment en matière d’investissements, de recettes ou de dépenses publiques.
Durant cette dernière journée, les experts ont présenté plusieurs projets et priorités d’investissement devant produire des effets visibles pour les populations. Les discussions ont concerné des secteurs liés à la production, aux infrastructures et aux services publics, notamment l’Agriculture, la Pêche et Élevage, le Développement rural, l’Entrepreneuriat et les PME, le Commerce extérieur, l’Aménagement du territoire, la Formation professionnelle, les Infrastructures et Travaux publics, le Portefeuille, la Justice ainsi que le Genre, Famille et Enfant.
Le Gouvernement veut ainsi concentrer les moyens budgétaires sur une vingtaine de secteurs considérés comme porteurs d’impact économique et social. Cette orientation vise à soutenir des projets capables d’avoir des retombées rapides sur l’activité économique, l’emploi et les conditions de vie des ménages, dans un contexte où les besoins en infrastructures et en services publics restent importants dans plusieurs provinces du pays.
Les travaux ont également été marqués par l’arrivée du vice-ministre du Budget, Élysée Bokumwana, venu évaluer l’état d’avancement du processus. À cette occasion, il a demandé aux experts des ministères du Budget et du Plan d’accélérer la transmission des conclusions des échanges afin de permettre leur présentation à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka avant la tenue d’un Conseil des ministres extraordinaire prévu ce mercredi.
Cette phase technique constitue une étape préalable avant l’examen politique et administratif de la future loi de finances rectificative 2026, qui doit fixer les nouveaux équilibres budgétaires de l’État pour le reste de l’exercice.
— Peter MOYI


