La Première ministre Judith Suminwa a présenté les premiers résultats de l’audit de la paie des agents et fonctionnaires de l’État. Les travaux révèlent des anomalies dans les bases de données administratives et relancent le chantier de la maîtrise de la masse salariale publique.
Le gouvernement congolais poursuit l’examen du système de rémunération des agents publics afin d’améliorer la gestion des finances de l’État. Lors du dernier Conseil des ministres, la Première ministre Judith Suminwa a fait le point sur l’avancement de l’audit de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires. Les premières analyses mettent en évidence plusieurs insuffisances dans les données utilisées pour gérer les effectifs de l’administration et calculer la masse salariale. Les auditeurs ont relevé des écarts entre différentes bases de données administratives ainsi que des situations qui nécessitent des vérifications complémentaires. Ces anomalies peuvent compliquer le suivi des effectifs et le contrôle des dépenses consacrées aux rémunérations, qui représentent une part importante du budget de l’État.
Ces premières conclusions font suite à la réunion de coordination technique organisée le 5 juin à la Primature sous la présidence de Judith Suminwa. Elle avait réuni les membres de la coordination politique, l’Inspecteur général des finances, chef de service, ainsi que les experts désignés par le Vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique. Selon le compte rendu présenté au Conseil des ministres, les investigations confirment la nécessité de poursuivre les travaux afin d’établir une cartographie complète et fiable des agents de l’État. Pour le gouvernement, l’objectif est de sécuriser davantage la chaîne de rémunération, de réduire les irrégularités et d’assurer une meilleure maîtrise de la masse salariale publique. Une gestion plus fiable des effectifs permet aussi d’améliorer la qualité des dépenses publiques et de renforcer la transparence dans l’utilisation des ressources de l’État.
Judith Suminwa a demandé à toutes les administrations concernées de mettre rapidement à la disposition des auditeurs l’ensemble des fichiers et des données nécessaires pour la deuxième phase de l’audit. Elle a également rappelé aux membres de la coordination politique l’importance de garantir la disponibilité de leurs experts afin de respecter le calendrier établi. La cheffe du gouvernement estime que la réussite de cette opération dépend de la capacité des institutions à fournir des informations complètes, fiables et exploitables. Dans cette perspective, elle a chargé le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, d’assurer le suivi de la feuille de route adoptée. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des orientations données par le président de la République lors des 79e et 90e réunions du Conseil des ministres, qui avaient déjà insisté sur la maîtrise des effectifs de l’administration publique et le renforcement de la transparence dans la gestion de la paie.
— Peter MOYI










