Le 9 décembre 2024, la ville de Kinshasa a accueilli la 13e réunion ordinaire du Comité de gestion de l’Autorité du Lac Tanganyika (ALT). L’événement s’est tenu à l’hôtel Sultani, à Gombe, rassemblant des experts des ministères de la pêche et de l’environnement de la Zambie, de la Tanzanie, du Burundi et de la République Démocratique du Congo (RDC).
Lors de l’ouverture, les délégations ont exprimé leur reconnaissance envers le gouvernement congolais pour l’organisation de cette réunion. Le ministre de la Pêche et de l’Élevage de la RDC, Jean-Pierre Tshimanga Buana, a pris la parole pour insister sur la nécessité de régler les arriérés de cotisations du pays à l’ALT, tout en soulignant l’importance de la prise en charge complète des travaux de cette rencontre.

« En ce qui concerne le soutien aux activités de l’ALT, nous tenons à vous informer que notre pays, le Burundi, continuera à contribuer comme prévu dans la Convention signée par nos quatre États. Bien que nous ayons des arriérés de contributions, nous espérons pouvoir rattraper notre retard, en suivant l’exemple de la RDC, qui a réglé l’intégralité de ses cotisations« , a déclaré Madame Nkunzimana Jeanne Francine, Directrice de l’Environnement et de l’Assainissement du Burundi, qui dirigeait la délégation de son pays.
Le représentant de la RDC, Louis Lungu Malutshi, Directeur des Ressources en Eau au Ministère de l’Environnement, a réaffirmé l’engagement du pays envers l’ALT. « Nous voulons vous rassurer que l’engagement pris par la RDC en faveur de l’ALT sera respecté, malgré les difficultés qui peuvent surgir. Ce soutien se traduit par le règlement récent de toutes nos cotisations« , a-t-il déclaré.
Pascaline Mbangu, Secrétaire générale du ministère de la Pêche et de l’Élevage, a ouvert la réunion au nom du ministre. Elle a insisté sur le fait que cette réunion ne doit pas être considérée comme une simple formalité. « Cette réunion se déroule dans un contexte où le Lac Tanganyika et son bassin connaissent des défis persistants. La pêche illégale et non réglementée reste une problématique majeure, malgré les recommandations déjà formulées« , a-t-elle précisé.
La rencontre a pour objectif d’aborder la gestion durable des ressources du lac, de renforcer la coopération régionale et de lutter contre la pêche illicite. Les discussions devraient se poursuivre autour de solutions concrètes pour préserver ce précieux écosystème.
M.KOSI

