Dès le 8 octobre 2025, l’essence recule de 2 990 à 2 690 CDF le litre (–300 CDF, soit –10,0 %). Le gasoil passe de 2 890 à 2 680 CDF (–210 CDF, soit –7,3 %). Annonce confirmée le 7 octobre 2025 par le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Vital Mukoko Samba, sur Top Congo FM. La mesure cible la Zone Ouest, principal bassin de consommation et de transit.
Quel impact sur les coûts de transport et l’inflation ?
Le coût au kilomètre des taxis, bus et motos baisse mécaniquement avec une réduction de 10 % sur l’essence, allégeant la ligne carburant des exploitants. Le recul du gasoil (–7,3 %) profite aux camions de fret et aux groupes électrogènes des PME, avec un effet attendu sur le prix de revient des denrées et des services urbains. La transmission dépendra des contrats en cours, de l’état des parcs et des itinéraires ; le signal de prix redonne néanmoins une base de calcul stable pour mettre à jour les grilles tarifaires.
Sur le plan monétaire, la correction à la pompe limite la propagation des hausses énergétiques dans l’indice des prix à la consommation via un double canal : direct (poste énergie) et indirect (transport et distribution). Pour les opérateurs, l’écart de 300 CDF sur l’essence et de 210 CDF sur le gasoil reflète un réajustement de marges unitaires compatible avec une accalmie des coûts d’importation et des frais logistiques. Conséquence immédiate : une meilleure prévisibilité de trésorerie, un calibrage du fonds de roulement et des réapprovisionnements plus fluides, réduisant le risque de ruptures locales.
Le suivi des prochaines semaines portera sur trois points : l’ampleur du pass-through vers les tarifs de transport, la réactivité des prix de détail pour les biens de première nécessité, et la stabilité des stocks dans les dépôts de la Zone Ouest. Si les cours internationaux et les coûts internes restent contenus, la détente des prix pourrait offrir un répit aux ménages tout en sécurisant la planification des distributeurs.
— M. MASAMUNA



