L’accès à l’Université Kongo, située à Mbanza-Luvaka dans le territoire de Mbanza-Ngungu, est sérieusement compromis. Le tronçon routier reliant la Route nationale n°1 au site universitaire est fortement dégradé, au point de perturber les activités académiques et administratives.
Chaque jour, étudiants, enseignants et membres du personnel font face à de grandes difficultés pour rejoindre le campus. « Nous avons vraiment du mal à nous rendre aux cours à cause de l’état de cette route, qui est la seule voie d’accès à l’université », explique Jean Matondo, étudiant à l’Université Kongo. Selon lui, le problème dure depuis longtemps et s’aggrave à chaque saison de pluies.
Les précipitations enregistrées récemment à Mbanza-Ngungu ont accentué la dégradation du tronçon. Des bourbiers se forment, les véhicules avancent difficilement et certains renoncent même à emprunter la route. Cette situation limite fortement la mobilité vers le site universitaire, aussi bien pour les étudiants que pour les visiteurs.
Une université freinée par le manque de moyens
Face à cette situation, le comité de gestion de l’Université Kongo a tenté d’agir. Depuis le mois de février, des travaux d’urgence ont été lancés afin de rendre la route partiellement praticable. Ces interventions restent toutefois limitées. Les responsables de l’université évoquent un manque de moyens financiers pour engager des travaux plus durables.
En attendant, les conséquences se font sentir sur le fonctionnement normal de l’institution. Retards aux cours, absences répétées et baisse de fréquentation du campus deviennent monnaie courante. Pour une université qui accueille des étudiants venant de différentes localités, l’état de cette route représente un frein réel à l’accès à l’enseignement supérieur.
Les usagers du tronçon appellent désormais à une implication des autorités publiques. Ils estiment que cette route joue un rôle central pour l’université et pour la zone environnante. Pour eux, seule une réhabilitation complète, notamment par l’asphaltage, permettrait de garantir un accès sûr et durable au site universitaire.
— M. KOSI

