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La dette publique de la RDC recule à 4.400 milliards de CDF au 25 février 2026

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L’encours des titres publics de la République démocratique du Congo a baissé à 4.400,1 milliards de francs congolais au 25 février 2026, soit environ 1,7 milliard de dollars. Une semaine plus tôt, cet encours atteignait 5.650,4 milliards de CDF. La Banque centrale du Congo a publié ces chiffres dans sa note de conjoncture hebdomadaire du 5 mars 2026.

Cette réduction s’explique par un remboursement massif. En une semaine, le gouvernement congolais a remboursé près de 1.250,3 milliards de CDF, soit environ 506 millions USD de titres arrivés à échéance. Les titres publics, bons et obligations du Trésor, sont des instruments par lesquels l’État emprunte sur les marchés financiers pour financer ses dépenses.

Pour le premier trimestre 2026, le calendrier d’émissions prévoit des adjudications de bons et obligations indexés en francs congolais à hauteur de 600 milliards de CDF. Le gouvernement prévoit aussi de lever 400 millions USD sur le marché domestique via des obligations du Trésor libellées en dollars.

Des résultats contrastés sur les dernières adjudications

L’adjudication du 24 février 2026 portait sur 75 millions USD de bons du Trésor en dollars, à six mois de maturité. Les soumissions retenues n’ont atteint que 58,3 millions USD, soit un taux de couverture de 77,8 %. Ces titres ont été rémunérés à un taux moyen pondéré de 9,8 %, ce qui représente le coût annuel que l’État paie aux investisseurs qui lui prêtent ces fonds.

Le 3 mars 2026, le Trésor a émis pour 40 milliards de CDF de bons indexés à six mois. Les résultats de cette opération n’ont pas encore été communiqués.

En revanche, l’émission d’obligations en dollars à 18 mois, au taux annuel de 9 %, a rencontré un meilleur accueil. Le gouvernement visait 50 millions USD et a finalement retenu 50,32 millions USD sur un total de soumissions de 53,32 millions USD, soit un taux de couverture de 110,66 %. La demande des investisseurs a donc dépassé l’offre initiale, signe d’un intérêt soutenu pour cette maturité et cette devise.

— Peter MOYI

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