Le Cadastre Minier intensifie ses efforts en faveur de la régulation du commerce des diamants. Sous la direction de Jacques MUYUMBA NDUBULA, Directeur Général Adjoint, l’institution a participé activement aux réunions du Processus de Kimberley tenues à Luanda, Angola, les 17 et 18 octobre 2024.
Ces assises, qui ont rassemblé plusieurs représentants d’États et d’organisations internationales, visaient à renforcer les mécanismes de certification et de traçabilité des diamants, dans un souci de transparence. L’objectif est de bloquer l’accès des diamants aux circuits illicites, souvent utilisés pour financer des conflits armés, et d’orienter les profits vers le développement économique des régions minières.
« Il est indispensable que chaque diamant certifié soit traçable et en règle, garantissant ainsi un marché transparent et sécurisé », a souligné un des experts présents.
Renforcer les certifications pour soutenir la croissance
Les débats ont mis en lumière plusieurs enjeux économiques majeurs, notamment la révision du système de certification en vigueur. Cette révision vise à améliorer l’efficacité des contrôles et à répondre aux attentes des investisseurs internationaux, qui demandent une transparence accrue pour sécuriser leurs placements dans l’industrie minière.

En parallèle, le renforcement des capacités des administrations locales a été identifié comme un levier essentiel. Cela permettrait une meilleure application des standards de certification dans les pays producteurs, renforçant ainsi la confiance des marchés étrangers et facilitant les exportations légales.
La coopération internationale a également été au centre des échanges, les participants soulignant l’importance d’une coordination fluide entre les acteurs publics et privés pour harmoniser les réglementations.
Un impact financier et minier déterminant
L’amélioration de la traçabilité des diamants pourrait avoir des retombées économiques significatives. En sécurisant les flux commerciaux, le processus vise à réduire les pertes dues à la contrebande et à maximiser les revenus issus des exportations légales. Cette dynamique profiterait aussi bien aux pays producteurs qu’aux entreprises minières en augmentant leur compétitivité sur le marché mondial.
Selon les statistiques publiées par le Processus de Kimberley, le commerce mondial des diamants certifiés représentait plus de 85 milliards de dollars en 2023. L’ambition est d’élargir encore cette part en intégrant davantage de petits producteurs et en renforçant les circuits formels de distribution.

En outre, ces améliorations visent à garantir une redistribution plus équitable des revenus, stimulant ainsi le développement économique local et la résilience des communautés minières. Les perspectives d’un commerce diamantifère mieux régulé sont perçues comme une opportunité de croissance durable pour les pays d’Afrique, notamment en Afrique centrale et australe, où l’industrie extractive constitue une source clé de devises.
M.KOSI



