Le cours du cuivre s’est renforcé vendredi après-midi, soutenu par la baisse du dollar américain et par un choc d’offre provoqué par la suspension temporaire de la mine de Grasberg en Indonésie, opérée par Freeport-McMoRan. Cette installation, l’une des plus importantes au monde, a été contrainte de stopper ses activités à cause d’inondations, réduisant l’approvisionnement mondial disponible.
Les opérateurs scrutent les signaux américains
La hausse du métal rouge intervient dans un contexte où les volumes échangés demeurent limités, les investisseurs attendant la publication des nouvelles données sur l’emploi aux États-Unis. Le rapport d’août, inférieur aux anticipations, a déjà montré un ralentissement du marché du travail, tandis qu’une révision des chiffres depuis mars doit être publiée.
Selon Dan Smith, analyste de Commodity Market Analytics, « l’attention se porte à la fois sur l’impact du choc indonésien et sur les perspectives de la demande américaine ».
Le repli du dollar, qui évolue proche de son plus bas récent, amplifie l’effet sur les cours : un billet vert plus faible réduit mécaniquement le coût du cuivre pour les acheteurs utilisant d’autres devises. L’évolution simultanée des deux paramètres — offre contrainte et devise en retrait — place ainsi le métal rouge en position de soutien durable, à court terme, pour les marchés.
— Peter MOYI



