Le Comité de Conjoncture Économique (CCE), dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, a pris des décisions stratégiques pour soutenir les économies des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et de la Grande Orientale, sévèrement impactées par l’agression rwandaise. Ces régions, déjà fragilisées par des années d’instabilité, bénéficient désormais d’un ensemble de mesures fiscales, non fiscales, et douanières conçues pour alléger les charges pesant sur les entreprises locales et stimuler l’activité économique.
Les allégements fiscaux et parafiscaux annoncés comprennent des réductions significatives des impôts sur les sociétés et des taxes locales, destinées à améliorer la liquidité des entreprises opérant dans ces zones. En complément, des facilités douanières seront mises en place pour encourager les importations de biens nécessaires au redémarrage des activités économiques, avec un accent particulier sur les produits agricoles et les équipements industriels. Ces mesures devraient permettre une relance progressive des secteurs clés, tels que l’agriculture et le commerce, qui constituent les piliers de l’économie de ces provinces.

Par ailleurs, le CCE a validé le déblocage des fonds destinés au Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T). Cette initiative, avec un financement initial de plusieurs millions de dollars, vise à stimuler l’économie locale en finançant des projets de développement rural. Les premiers décaissements, qui devraient intervenir dans les prochaines semaines, marquent une avancée notable dans l’exécution de ce programme, essentiel pour réduire les inégalités économiques entre les territoires et soutenir la croissance durable à long terme.
En outre, la régularité des paiements des salaires des agents publics et des fonctionnaires de l’État, maintenue avec rigueur, reflète une gestion plus disciplinée des finances publiques. Le Gouvernement s’engage à ce que tous les salaires soient versés avant la fin du mois, contribuant ainsi à stabiliser la consommation domestique et à renforcer la confiance dans les institutions financières du pays. Cette régularité salariale est cruciale pour maintenir le pouvoir d’achat des fonctionnaires, qui représentent une part importante de la demande intérieure, et pour soutenir les dépenses des ménages dans un contexte économique globalement fragile.
M.MATUVOVANGA


