Lors d’une visite d’inspection des installations de l’Office national de transport (ONATRA), Jean-Lucien Bussa, ministre du Portefeuille, a exprimé son admiration pour les efforts déployés par la Direction générale de l’ONATRA en matière d’indépendance économique. Ce modèle, mis en avant par les dirigeants de l’entreprise publique, a été reconnu comme un exemple à suivre pour l’ensemble des entreprises de la République démocratique du Congo.
« Le modèle économique que j’ai découvert ici est véritablement inspirant, » a déclaré le ministre. « Il démontre une approche innovante qui renforce notre autonomie en matière de prise d’initiatives. Je félicite la Direction générale, le conseil d’administration, ainsi que l’ensemble du personnel pour avoir concrétisé cette vision. »
Les infrastructures de l’ONATRA : un investissement pour l’avenir
La visite a permis de faire le point sur plusieurs projets de modernisation entrepris par l’ONATRA. Parmi eux, la réhabilitation du Centre médical spécialisé, l’extension des entrepôts, ainsi que la construction d’un quai flottant. Ces initiatives visent non seulement à améliorer les services offerts, mais aussi à générer des revenus pour l’entreprise, la transformant ainsi en un acteur clé du développement économique national.
Jean-Lucien Bussa a souligné que « les entreprises publiques doivent être perçues comme des leviers essentiels de l’économie congolaise. » Il a également affirmé que l’État doit assumer un rôle proactif dans le soutien et la revitalisation de ces entités, en veillant à ce qu’elles ne soient plus une charge pour le budget national, mais plutôt des moteurs de croissance.
Une vision pour le secteur public
Dans son discours, le ministre a insisté sur la nécessité de considérer les entreprises publiques non seulement comme des entités autonomes, mais aussi comme des partenaires stratégiques au sein d’un marché interne. « Lorsque l’ONATRA a besoin de carburant, pourquoi ne pas l’acheter auprès de Cobil ou Sonahydroc, toutes deux entreprises d’État ? » a-t-il questionné. Ce système de collaboration interentreprises permettrait de créer des synergies et de renforcer l’économie nationale.
Jean-Lucien Bussa a également évoqué les efforts en cours pour alléger les charges financières pesant sur les entreprises du portefeuille de l’État. Selon lui, le gouvernement travaille activement sur le désendettement de ces entités, un geste qui pourrait être crucial pour leur redressement financier et leur compétitivité à long terme.
Un partenariat public-privé en expansion
Au-delà des fonds publics, l’ONATRA a su attirer des investissements privés pour financer ses projets de modernisation, notamment à travers des partenariats sans intérêt financier immédiat. Ce modèle de collaboration, où des infrastructures sont construites par des partenaires privés puis cédées à l’ONATRA après quelques années, est vu comme une solution viable pour soutenir le développement sans alourdir les finances publiques.
Martin Lukusa, directeur général de l’ONATRA, a réitéré l’engagement de l’entreprise à mener à bien sa mission de transformation. « Nous disposons des ressources nécessaires pour réaliser des projets ambitieux, » a-t-il affirmé, en ajoutant que l’appui du gouvernement est indispensable pour surmonter les défis, notamment les saisies de comptes et les menaces extérieures pesant sur les biens publics.
La démarche de l’ONATRA, si elle réussit, pourrait bien servir de modèle pour d’autres entreprises publiques cherchant à retrouver leur place dans l’économie congolaise, en s’appuyant sur des stratégies de gestion autonome et des partenariats innovants.
Article rédigé par Peter MOYI


