Le 17 octobre 2025, à Luanda, le Vice-Premier ministre et ministre des Transports Jean-Pierre Bemba a mis l’accent sur deux leviers logistiques lors du sommet Angola Hub Transport & Logistique 2025 : la montée en puissance du corridor de Lobito et l’ouverture de discussions pour un port sec à Lobito. Objectif affiché : abaisser les coûts logistiques, réduire les délais de transit et fiabiliser les chaînes d’exportation entre la RDC et l’Angola. Invité par son homologue Ricardo Viegas D’Abreu, il a présenté l’état d’avancement du corridor et cadré les attentes techniques autour du futur site terrestre.
Cap sur une logistique prévisible et des formalités regroupées
Le corridor de Lobito sert d’axe vers l’Atlantique pour les marchandises et les minerais congolais. La priorité est claire : gagner en prévisibilité pour les chargeurs en alignant procédures, capacité de manutention et fenêtres de passage du fret. Le port sec envisagé à Lobito concentrerait formalités, entreposage et services douaniers au plus près du port maritime. Cette configuration limite les ruptures de charge, accélère le pré-dédouanement et sécurise la traçabilité des flux. Elle soutient aussi une meilleure planification des itinéraires ferroviaires et routiers, condition d’une baisse durable des temps d’immobilisation et des coûts de passage.
Jean-Pierre Bemba a inscrit ces chantiers dans une logique de coopération bilatérale : harmonisation des procédures, échange de données opérationnelles, et montée en compétence des équipes pour fluidifier les contrôles sans freiner la cadence. Le message aux opérateurs est explicite : des gains de temps et des économies d’échelle sont à portée si les maillons — port, douane, transport terrestre — avancent au même rythme.
L’intervention rappelle enfin que la performance des corridors régionaux se joue autant sur la qualité des infrastructures que sur la gouvernance des flux. Un port sec bien outillé et une chaîne documentaire claire créent les conditions d’une baisse des coûts de transaction et d’une hausse des volumes à moyen terme. La RDC et l’Angola disposent, par ce binôme corridor-port sec, d’un levier tangible pour stabiliser les délais et renforcer l’attractivité logistique de la façade atlantique.
— M. KOSI






