La récente déclaration de Donald Trump, annonçant sa probable victoire, a immédiatement suscité des réactions sur les marchés, notamment pour le cuivre. Le candidat républicain a affirmé son intention de revoir les investissements dédiés aux énergies renouvelables, une promesse qui a plongé le marché des métaux, en particulier le cuivre, dans l’incertitude. En quelques heures, le cours du cuivre sur le London Metal Exchange (LME) a enregistré une baisse de 3,6 %, atteignant 9 391 dollars la tonne.
Donald Trump a précisé vouloir « révoquer tous les fonds non dépensés » destinés aux projets écologiques issus de la loi sur la réduction de l’inflation, une mesure phare de l’administration Biden-Harris. Ce texte, axé sur la transition énergétique, prévoyait des investissements massifs pour soutenir les industries des véhicules électriques, de l’énergie solaire et éolienne. En mettant fin à ces financements, les ambitions de découpler les chaînes d’approvisionnement mondiales de la Chine pourraient être compromises.
Le marché du cuivre, qui bénéficie traditionnellement des initiatives d’électrification, risque donc de subir une pression supplémentaire si les politiques énergétiques américaines venaient à changer. La réaction rapide des investisseurs reflète la sensibilité des marchés face aux décisions politiques qui pourraient influencer la demande en métaux essentiels. La trajectoire du cuivre dans les mois à venir dépendra largement des orientations que prendra le futur président américain en matière de politique énergétique.
Peter MOYI



